Effeuille mes rêves

Valse

Je suppose que dans l’absolu, pour être heureux, il faut apprendre à vivre pour soi. Ne dépendre de personne.

Avoir des gens autour de soi. Mais ne pas attendre quoi que ce soit de spécifique d’eux. Si on l’attend, c’est qu’ils ne le donnent pas spontanément. D’autres le feront. Si l’on ne ferme pas son cœur.

Haha, oui, hier aussi j’ai pété un câble. Si on était dans un film, je me mettrais à danser en tournant et riant joyeusement. Pourvu que ça dure.

Je danse très très mal. À tel point que le Comité de la Préservation du Minimum d’Estime de Soi (= ma conscience) m’interdit de le faire. Même seule. Je ne sais pas danser. Mais je danse joliment dans ma tête. Ça me suffit.

Comme quoi je n’aime pas les trucs cuculs… Mais j’en écris parfois. J’en pense souvent. Et j’en dis par moments. C’est comme ça. Paradoxes.
Et quel mal y a-t-il à le ressentir ? Si les mots ne sont pas à la hauteur dans ces instants… C’est leur problème. On a chacun son rôle : je ne suis pas Les Mots.

Mais qu’est-ce qui t’arrive ? !

Je lis un Terry Pratchett. Ma seule envie, en ce moment, c’est de me caler dans mon lit avec des livres. Et vivre les prochains jours à ne faire que ça. Lire.
À chaque fois que je rentre chez moi, à chaque soirée de laquelle je sors, dès qu’ensuite je prends un livre entre mes mains, je me dis : "Mais pourquoi t’es sortie ?! Ça, c’est tout ce dont tu as besoin dans la vie !".

La vraie vie. Pffff. Les cours. Pffff. Immersions professionnelles… Grandir. Être adulte. Couper le pont avec mon adolescence mais aussi avec l’adolescence mondiale. Avancer parce que la marcher arrière n’existe pas. Un bon moment passe, quoi qu’on en dise.