Effeuille mes rêves

Voltaire - Parade

Allez, c’est reparti…

La fac me rajoute 16 heures de cours difficiles, comme ça, sur un caprice, et du coup moi je panique. Faut encaisser la nouvelle. S’y préparer. J’avais déjà une quantité monstre de travail et là non seulement mon programme est défiguré mais en plus je sais que je vais ENCORE flirter avec le burn-out !

Ça me gaaaaaaaaaaaaave.

Je râle surtout pour la beauté du geste. Je n’ai pas le choix, je n’ai pas de pouvoir, donc je dois m’écraser, certes. Mais râler ça me permet d’expulser un petit peu de la pression.

Un tout petit peu. Mais bon, c’est déjà ça.

Je gobe les Euphytose à la chaîne depuis dix minutes. Je sais que ce n’est pas ça qui va me faire du mal donc pas de problème. Je me dis qu’au bout d’un moment, y’aura peut-être au moins un effet placebo qui se mettra en place. Du genre mon cerveau qui dirait : "Ah oui, ouh là là, tu as pris 2411 comprimés, là quand même je crois que je peux être rassuré ! C’est bon les gars, on enlève les décharges d’angoisses, elle a pris de l’EUPHYTOSE, tremblez ! Ou non haha arrêtez de trembler".

(Oui je dis n’importe quoi).

Me fait ch!er tout ça parce que là j’ai aussi beaucoup de travail de prévu et je prends un retard monstre avec ces conneries. Mais pour travailler un minimum efficacement, il faut que j’arrêêêêeêête d’avoir la trouille, put*** !! !

Stupide, je suis stupide.

On m’a conseillé de ne pas me focaliser sur ces mauvaises sensations donc c’est ce que j’essaie de faire. J’ai écrit tout ça pour expulser maintenant faut penser à autre chose. Autre chose. Les enfants qui crient dehors. Ils doivent être en récré. C’est cool. J’me rappelle de mes récrés. Confus en primaire. Un enfer au collège. Au lycée aussi d’ailleurs. Un ennui la plupart du temps le reste du temps. Pas que les personnes avec qui je restais/reste sont ennuyeuses, non c’est moi qui n’aime pas être forcée de rester dans un endroit quand je ne l’ai pas décidé. J’ai un esprit de contradiction assez développé - oui on s’en fout, tout le monde l’a de toute façon.

J’vais écouter un peu de musique pour me calmer. Quand je parle de Voltaire dans mon titre, c’est pas le philosophe hein c’est le chanteur ; un chanteur que j’adore d’ailleurs ! Cette chanson n’est pas ma préférée mais je l’ai découverte y’a pas longtemps.
Même une pause musicale, ça me met en RETARD donc ça me GAVE mais faut bien que je m’aère. Suis allée à la plage marcher hier pour décompresser. Ça n’a pas fait partir la tension dans ma tête, celle qui me suit de plus en plus constamment, maintenant, c’est assez flippant. Mais bon.

Non, là, je pense pas à autre chose du tout. Faut que je me secoue un peu. Si c’était si facile que ça, il n’y aurait aucun problème.

Je repense à mon voyage avec Vaea.

Du coup, ça me fait penser que Cathel m’a écrit un super message hier aussi. Je ne m’y attendais pas. Elle a fait ça pour m’aider, m’expliquer sa vision des choses (qui est très pertinente d’ailleurs). Je suis toujours aussi éberluée quand on s’inquiète pour moi. On pourrait se dire qu’entre les scas et les messages désespérés sur ce journal, c’est exactement ce que j’attends, mais pas du tout. Ça me surprend à chaque fois. Et du coup, c’est comme quand on crie "Bouh !" à quelqu’un qui a le hoquet : la stupeur me coupe mes effets.

J’me sens plus légère. J’ai toujours de l’appréhension face à cette semaine pleine de cours difficiles à venir… Comme je l’ai dit, je frôle le burn-out… mais GRAVE. Et à force de les enchaîner, je vais péter un câble et faire un truc définitif et probablement stupide (je parle de quelque chose comme quitter la fac une bonne fois pour toutes, hein, pas de malheur).

Bon allez, c’pas la fin du monde ! Allez Aloha ! T’es pas aussi dingue que ça au fond. J’peux encaisser. Encore. J’peux encore encaisser.

Mais c’est vrai que je les envie, les gens qui vivent tranquillement ce genre de choses. Je l’ai déjà dit, oui, je suis peut-être même jalouse, certes.

Oh, j’vais boire du jus d’orange !