Effeuille mes rêves

Warning stupide

C’est sûrement une réflexion profondément stupide.

Mais.

J’vais arrêter de dire bonjour au gardien de sécurité de la Fnac, je crois !

Je suis partie du principe que ça doit pas être marrant de toute la journée voir des gens qui vous passent à côté sans vous regarder ou vous dire bonjour. Donc c’est ce que je fais - le minimum quoi - avec un sourire plus ou moins grand selon comment j’arrive à contenir ma joie d’être dans ce magasin.

Sauf qu’à chaque fois je me fais arrêter. Une fois, il fait son boulot, c’est normal. Deux fois… Bon. J’ai peut-être un comportement atypique avec mes yeux qui regardent amoureusement les livres que j’achète. Trois fois. Quatre. Cinq. Six. En un an. Ça devient pénible quand même.
Il n’est pas particulièrement parano, il n’arrête que MOI. Ça devient blasant. Bon vaut mieux ça plutôt qu’un laxisme total qui ferait que n’importe qui pourrait faire n’importe quoi… Mais quand même. J’ai vu des petites bandes bien clichées dans le chelou qu’il n’a même pas regardé. J’me demande ce que je fais de travers.

Mais ça n’a pas d’importance. L’important, et la seule chose sur laquelle je me concentre, c’est que dans un mois et demi je suis libre. À vie. Enfin, théoriquement. Je sais bien que le monde ne va pas s’arrêter pour moi. Mais j’aurai franchi une étape très très très importante ; je cesserai d’être quelque chose que j’ai toujours été jusqu’à présent : étudiante.

Je radote, je sais.

Mon examen diplômant final est la semaine prochaine. Il s’agit d’une prestation d’immersion professionnelle devant un jury. Voilà voilà. Je vais lui donner un nom à celui-là aussi - c’est ce que j’ai toujours fait. Alors voyons… Un nom propre peut être sympa. Vu la symbolique et compagnie.

Oh, finalement je l’ai déjà nommé. L’examen Final qui-donne-le-diplôme. Mmm. Peut mieux faire quand même. Un prénom réel c’est trop compliqué, je me mets à penser au nombre de gens qui le portent et à la probabilité que j’en rencontre et qu’ils fassent quelque chose qui me bloquent (comme sucer leurs dents). On va prendre trois mots et faire de la popote. Alors. TRAMPOLINE. C’est bon ! Trouvé ! Ah oui, c’est un seul mot, c’est celui d’un objet et rien à voir avec ce que je viens à peine d’écrire. Mais je saute sur le premier qui sonne bien, sinon je me connais ça va durer mille ans et demain j’ai quand même un exam' écrit à passer.

L’exam' Trampoline. Très bien. Parfait.