Effeuille mes rêves

Wesh ça m'émeut grave

Je suis allée revoir Le Monde Fantastique d’Oz avec mon frère.

La séance matinale, à tarif réduit. En 3D cette fois. J’ai adoré. Encore.

J’en ai plein les yeux et ça m’a redonné du courage. J’en avais besoin, même si je ne m’en aperçois que maintenant. Et puis mon frère a été cool, ça m’a fait du bien aussi.

Les angoisses sont permanentes désormais. Ça m’effraie. J’ai peur de replonger.
J’en ai timidement parlé à Vaea l’autre jour. Notre conversation est allée assez loin. Je lui ai dit quelque chose que personne d’autre ne savait alors : que le véritable problème, quand je suis tenaillée par ces angoisses, c’est qu’une pensée émerge alors et prend toute la place dans ma tête. "Tu vas mourir. Tu n’es pas capable de surmonter ça une seconde fois, si jamais tu repiques tu en mourras. Et personne ne viendra te sauver là non plus". Et je suis alors persuadée que je vais véritablement mourir. Que le monde va s’effondrer, qu’il va se passer quelque chose qui fera éclater douloureusement la réalité.

Voilà pourquoi il est capital que je ne rechute pas, du moins pas au-delà du point de non-retour.

J’ai hâte que les Fleurs de Bach arrivent. Je mise peut-être un peu trop sur elles, mais me réveiller tous les matins avec une angoisse - même hors/loin de jours de cours difficiles - est très inquiétant. C’est un trop mauvais présage que je ne dois pas prendre à la légère. Même si ça passe en général, au bout d’une heure à peu près.

Ah, et j’ai encore embouti ma voiture.

Contre un muret. Un mini-muret, même, un petit machin en pierre vicieux qui s’est débrouillé pour n’apparaître ni dans mon rétro ni dans mon angle mort. Ça a failli cassé mon phare arrière gauche mais il fonctionne encore. Le coffre ferme toujours. J’ai donc eu de la chance.

Je n’ai pas les moyens de l’emmener au garage de toute façon. Je n’ai qu’à espérer que mon père ne m’engueule pas trop (il le verra forcément comme me l’a fait remarqué mon frère, donc il vaut mieux que ce soit moi qui le prévienne d’abord).

Ah mais je suis trop conteeeeeente d’être allée au ciné !  !  !

L’ouvreuse nous a salué et demandé comment ça allait. C’est un jeu maintenant. Elle nous connaît bien, on vient tout le temps.
Je l’aime bien cette dame. Non seulement j’adore aller au cinéma, mais cela me met du baume au cœur de la voir à chaque fois, toute joyeuse et rayonnante. Sa sœur jumelle travaille là-bas également et est tout aussi sympa. J’aime bien bien aimer des étrangers, comme ça. Ça m’émeut grave.

Faut que vous sachiez que c’est après avoir écrit cette phrase que j’ai titré mon entrée de journal de cette façon. Ça m’a fait rire, allez savoir pourquoi, la fatigue sûrement.

Comme à chaque veille d’exam' j’ai envie de tout envoyer valser.

Le film était trop beau.
Mon cœur tangue trop entre angoisse et joie.
Ma semaine s’annonce trop bien (pas de cours difficile !).
J’ai trop envie de me remettre à écrire des histoires.

Pas envie de bosser, quoi. Mais allez, faut le faire.