Effeuille mes rêves http://alohasomnium.journalintime.com/ Les humeurs adulescentes d'une vingtenaire qui se bat contre la dépression. fr 2016-11-05T17:18:16+01:00 http://alohasomnium.journalintime.com/Le-livre-se-referme Le livre se referme J'ai repoussé le rendez-vous du mieux que j'ai pu. Un rendez-vous que j'ai moi-même fixé. L'ironie résonne désagréablement dans mes oreilles, tiens, ça fait comme un écho. La date du 8, c'était pour éviter de me débiner ; mais on en est pas passé loin autant se l'avouer. Je crois que ce ne serait pas cool à ce stade de me mentir là-dessus. Ce n'est pas de la peur. Comme ce n'est pas non plus le fait de ce relent d'excitation à la relecture, et cet espèce de choc qui n'en est pas vraiment un d'avoir écouté la voix que j'avais il y a un an... Les mélanges de sentiment, J’ai repoussé le rendez-vous du mieux que j’ai pu.
Un rendez-vous que j’ai moi-même fixé. L’ironie résonne désagréablement dans mes oreilles, tiens, ça fait comme un écho. La date du 8, c’était pour éviter de me débiner ; mais on en est pas passé loin autant se l’avouer. Je crois que ce ne serait pas cool à ce stade de me mentir là-dessus.

Ce n’est pas de la peur. Comme ce n’est pas non plus le fait de ce relent d’excitation à la relecture, et cet espèce de choc qui n’en est pas vraiment un d’avoir écouté la voix que j’avais il y a un an…

Les mélanges de sentiment, c’est vraiment quelque chose d’ambigu. De traître, disons-le franchement. Surtout quand on essaie de les décrire. Comme si tu ressentais un sentiment rouge et un sentiment blanc et quand t’essaies d’en parler, de l’extérioriser, ça donne un espèce de rose inédit dont le nom t’est totalement étranger. Rose ? Y’a pas de mot en ce langage humain pour décrire ce que c’est (déjà que décrire du rouge et du blanc...). Alors débrouille-toi avec çaahaha !
Moi qui ne trouve déjà pas les mots pour les choses simples, là, je ne suis plus dépassée mais carrément en train d’embaumer des momies et prétendre que je suis à l’apogée des connaissances des mortels ("Vas-y, rajoute des saucisses dans le machin à sacrifice ! Mais si, attends, on rend hommage aux dieux, là, pas à ta vieille tatie !! ! Si tu veux une bonne récolte cette année faut sacrifier des saucisses c’est comme ça c’est la science - la religion ? boh c’pareil - qui le dit.").

Bon allez, j’arrête de claquer des dents : je m’attaque à cette lettre !

Beaucoup de choses peuvent changer en un an que je disais. Je le savais, hein, c’était le principe même de m’envoyer une lettre à travers le temps. Je voulais que ça change, c’était au début un simple jeu pour me donner du courage.

J’ai eu ce que je voulais. J’en ai terminé, terminé à vie, avec cette école de sociopathes. C’est fini. Il ne me manque que le diplôme en main puisque je n’irai pas à la remise des diplômes (c’est ma petite fierté personnelle : non mais sans blague j’ai assez donné pour toute une vie).

Je crois que ce qui est plus angoissant, en fait, c’est de faire l’INVERSE. D’imaginer écrire aujourd’hui une lettre à la fille d’il y a un an.

"Salut ! Alors, oui, effectivement tu es libre. Ça y est. Toi et moi on s’est débarrassé des boulets. Tu as terminé l’école, et la soutenance est derrière toi (j’peux pas te dire comment ça s’est passé sinon on va faire exploser l’espace-temps toussa toussa regarde "Retour vers le futur" pour plus d’informations).
La fin de ce calvaire, je sais pertinemment que c’est (à raison !) ton souhait le plus cher, actuellement ; alors félicitations pour toute cette abnégation que tu t’apprêtes à vivre avec succès !
S’est-il produit quelque chose de faramineux et d’éblouissant à raconter mis à part ça ?
Non.
Les choses ont-elles changé ? Oh que oui. Et sur tous les plans. Mais si je devais décrire ce que je deviens, vois-tu, ce serait en fait très ennuyeux. Tout est intérieur."
Ma grand-mère a un cancer (mais la guérison est proche à l’heure qu’il est), j’ai adopté un chaton (rien qu’à ce stade de la lettre, y’a un an, j’aurais cru à un canular), JE SAIS CE QUE JE FAIS dans mon travail (franchement, entre la veille du diplôme et le lendemain, la personne ne change pas c’est toujours la même ? En effet, mais la différence existe malgré tout ! Même si ça n’a AUCUNE logique), je trimballe partout avec moi de quoi écrire et j’ai ENFIN mis au point un système (pas parfait, mais il existe c’est déjà ça) pour classer et ordonner un minimum toutes ces idées (bêtes ou pas) qui me traversent l’esprit - et ça fait un bien fou !! ! -, Maman a trouvé son job parfait (ne plus dépendre de personne et monter sa boîte), je ne vois plus personne (même pas Vanina) et j’en suis heureuse comme je ne l’aurais jamais cru !

Voilà voilà, ce genre de "détails". J’étais décidée à m’en sortir coûte que coûte, je m’en rappelle bien, mais recevoir une telle lettre m’aurait très certainement ébranlée dans mes convictions.
La suite ? Je n’ai pas discuté avec un(e) grand(e) de ce monde. Je n’ai AUCUN projet professionnel ("Bonjour Culpabilité ! Oh, ne t’en fais pas, j’me disais aussi que tu n’allais pas juste disparaître ! J’t’ai gardé un bout de tarte regarde"). Mon frère est en stage dans un autre pays (et les sms sont rares, mais bon je survis il survit : dingue). Je n’ai pas rencontré de nouvelles personnes ; en fait je tiens à insister sur le fait que j’ai coupé les ponts avec la plupart des gens que je côtoyais ET que je ne arde que des contacts 100% ajustés à mes envies du moment avec les quelques élus qui ressent ET que je suis profondément heureuse comme ça.

L’homme est un être social ? Je ne sais pas. Moi en tout cas je ne le suis pas. Je ne voulais plus voir personne depuis bien longtemps, et réaliser ce rêve m’a permis de comprendre ce que "prendre soin de soi" signifiait.
ET WOUAPÉTARD QUE ÇA FAIT DU BIEN.
Même si on te dit que ça n’est pas normal, le petit machin qui sursaute au fond de ton ventre - dis bonjour -, c’est ton instinct et quand il réclame quelque chose de toute urgence, c’est qu’il sait ce qu’il veut et que y’a pas à réfléchir. C’est lui qui t’a TOUJOURS dit (par exemple) que tu ne voyais pas ton intérêt dans les boîtes de nuit (voire les soirées en général) et que ta définition d’un moment de loisir parfait c’est le nez plongé dans un bouquin. Vérifié, labellisé, et gravé à tout jamais dans ma personnalité assumée.

Le grand de ce monde, la seule entité que je me dois de suivre aveuglément, en fin de compte je l’ai peut-être bel et bien rencontrée. Car il n’y a que lui.

Le bilan est fait. Ah, à un détail près pour fermer la boucle. Je ne me souviens plus d’où j’avais pris cette liste de titre musicaux en vogue… Flemme de refaire le travail que j’avais fait pour tout bien présenter, alors cette fois je ne mets que le lien

Revenons maintenant à ce scoop savoureux. Je suis libérée de l’école !! ! Pour être complètement honnête, je sais que je suis une privilégiée de l’extrême parce que même si je squatte chez ma mère et que je n’ai pas de boulot, je suis bien dans ma peau dans ma vie dans mes baskets. J’espère bien sûr très vivement que la situation va évoluer rapidement. Toute une vie comme ça, non, certainement pas, quelques mois c’est déjà énorme c’est très clair dans ma tête pas la peine de me cracher dessus merci bien. Il n’empêche que je profite des choses comme elles sont actuellement. Voilà. Et d’ailleurs la culpabilité… Bah j’en parle symboliquement. En fait, elle ne me dérange pas plus que ça : la fatigue et la pression monstrueuses accumulées jusque là toutes ces années prennent encore trop de place.

L’univers a évolué. C’étaitdoncvrai. Et encore, nous sommes un an après la lettre, où je croyais que je serai papillon mais je suis à peine chrysalide.

Ça va encore bouger, ça va encore aller plus vite et loin que ce que je peux imaginer, et c’est vraiment génial.

Je me suis assez battue. Maintenant, j’avance. Je vis réellement. Je ne ressemble pas plus à ces pubs où on voit des filles magnifiques assises en amazone sur des bicyclettes et rire les cheveux au vent pleines du bonheur d’être de leur jeunesse et beauté éternelle. Non.
Mais je vis. Mes actions ne sont pas vraiment différentes mais mon état d’esprit oui. Et cela s’est produit MÊME SI je ne savais initialement pas comment m’en sortir, MÊME SI la dépression est revenue encore et encore et encore et encore, MÊME SI certains jours je n’avais plus d’espoir, plus d’envie, plus de rien.

Pour finir avec ce cri du cœur en écho à l’année dernière :

Je n’ai pas de conclusion.

La vie ne se raconte pas. On romance ses anecdotes sans même s’en apercevoir. Mais la vérité c’est que sur le moment : il n’y a pas d’auteur, il n’y a pas de fatalité ou de chance providentielle. Il n’y a que toi. Des choses se produisent ou ne se produisent pas, tes émotions réagissent, et toi avec tout ça ? Bah tu n’as pas de pouvoir en fait. Tu ne peux que faire des choix. Choisir de rester triste et perdre du temps à faire des vœux à tout va ou bien te rassembler, te faire un gros câlin en prenant de grandes respirations et en écoutant de la musique, et laisser le flot de chagrin s’apaiser. Puis avancer vers là où tu veux.

Tu veux lire ? Vas-y. Tu veux mettre un glaçon sur ton front et ne plus bouger jusqu’à ce qu’il ait fondu ? Vas-y. Qu’on te dise que c’est bien ou pas, tu n’as de compte à rendre à personne sinon à toi-même. J’ai mis un an à l’intégrer dans mes tripes. Mais c’est la révélation de toute une vie.

Je n’ai pas le remède à la dépression. Je n’ai pas de mode d’emploi de la vie, pour aucune de ses situations (même celles que j’ai vécu).
Mais j’ai trouvé la solution que j’espérais en créant ce journal. Et si le principe de réincarnation est vrai, je devrai le redécouvrir par moi-même à chaque fois ; même si je trouvais ce journal et comprenais qu’une ancienne version de moi l’avait rédigé.

Je crois que le moment est venu. Je suis prête. Finalement pas d’écrit philosophique, pas de prémonition, pas de révélation magique. C’est naturel. Je n’aurais jamais cru il y a un an vouloir clôturer ce journal en ligne et pourtant… il est temps.

]]>
2016-11-05T17:18:16+01:00
http://alohasomnium.journalintime.com/Lettre-a-moi-meme Lettre à moi-même Chère Aloha. Je t'écris depuis le 29 octobre 2015, 08h45. Cette idée m'est venue quand j'ai eu la curiosité de regarder les livres que je lisais à cette même époque un an en arrière. Sur Livraddict. Les "bonds" dans le temps me fascinent en ce moment. J'écris pas mal là-dessus - en format papier. Ou du moins, je consacre pas mal de mes réflexions à cela. Bref. Je vais te décrire un peu où j'en suis aujourd'hui. Parce que je viens de me rendre compte qu'en un an, BEAUCOUP de choses peuvent changer ! On se dit toujours que "dans un an", c'est loin. Trop loin. On n'a aucun Chère Aloha.

Je t’écris depuis le 29 octobre 2015, 08h45.

Cette idée m’est venue quand j’ai eu la curiosité de regarder les livres que je lisais à cette même époque un an en arrière. Sur Livraddict. Les "bonds" dans le temps me fascinent en ce moment. J’écris pas mal là-dessus - en format papier. Ou du moins, je consacre pas mal de mes réflexions à cela.

Bref.

Je vais te décrire un peu où j’en suis aujourd’hui. Parce que je viens de me rendre compte qu’en un an, BEAUCOUP de choses peuvent changer !
On se dit toujours que "dans un an", c’est loin. Trop loin. On n’a aucun pouvoir dessus. Mais ça finit malgré tout par arriver. Inéluctablement. Alors au nom de cette connexion intergénérationnelle que j’essaie de créer, je t’envoie cet écrit du passé.

Où en es-tu aujourd’hui au niveau personnel ?

Tu n’as pas cours ce matin alors tu t’es levée "tôt". Parce que tu ne supportes plus de perdre ton temps. Malgré ton amour inconditionnel pour le fait de dormir.
Il y a un problème avec tes rêves en ce moment. Tu rêves de futilités, mais de futilités qui te "traumatisent". Et tu n’arrives pas à sortir de cette spirale vicieuse. Cette nuit par exemple tu as rêvé que tu devais aller au mariage de Sonny. Bien que sincèrement ravie pour elle, comme toujours, tu pleurais toutes les larmes de ton corps dès que tu parvenais à t’isoler. Tu étais tout bonnement terrifiée à l’idée de te rendre à la cérémonie. Malgré ton amour sincère pour Sonny et ta joie face à ce bonheur qu’elle mérite amplement.

Tu avais des pouvoirs magiques, comme dans 90% de ton temps onirique. Et tu galérais à te faire apparaître une robe qui te plaise et qui convienne à la situation.
Tout en ayant conscience de détester porter une robe. Il fallait le faire parce que l’occasion te forçait. Et tu n’arrivais pas à être toi en te forçant ainsi. Il y a sûrement une explication intelligente quant à la signification de cette scène, mais en ce moment tu te dis plutôt "et m.rde : pourquoi est-ce que je n’arrête plus de faire des pseudos cauchemars au lieu de rêves merveilleux ?!".

Ah oui et rien à voir mais le chat de ta belle-mère faisait lui-même des cauchemars. Et quand il se réveillait, il se mettait à courir partout. Pour évacuer.

J’imagine qu’il y a un message là encore.

Donc. Pour ne pas perdre ton temps à entretenir tes cauchemars, tu te lèves tôt.

Ton programme aujourd’hui est de déjeuner, faire du vélo elliptique, bouquiner (parce qu’en ce moment tu serais prête à te calfeutrer chez toi pour ne faire que ça, et tant pis pour le monde extérieur). Ensuite, il faudra aller en cours puis en immersion professionnelle. Jusqu’à 20h15.

Récapitulatif de la situation actuelle :

Les gens te saoulent. Enfin, certains de tes collègues. Tu ne les comprends juste pas. Et pourtant t’as fait ton maximum pour ce faire, tu y as consacré des années dans certains cas… Mais tu te confrontes à une impasse.

Alors tu as décidé, hier étant le pompom, de ne plus prendre la vie en général avec autant de sérieux. Et également de ne plus te soucier de ce que disent les autres.

Ce n’est évidemment pas la première fois que tu penses à ça. Mais là, tu as eu tout le loisir de faire tes expériences pour voir par toi-même si les gens y mettent de la bonne volonté ou non. La réponse est : pas tous. Malgré tous les efforts que tu fourniras, quelqu’un qui ne veut pas changer ne changera pas.

Donc ce n’est pas ton problème. Tu n’as aucun rôle à jouer là-dedans. Et il est vrai que la perfection est inutile. Ce genre de personne parle et parlera sur toi quoi que tu fasses. Alors autant être juste au clair avec toi-même, ça sera déjà bien.

Aussi : arrête de vouloir prendre autant de recul. Tu es actrice de la vie. Pas scénariste. Une actrice qui a du pouvoir sur sa propre vie, mais pas sur le spectacle universel.

C’est là que cette "lettre" prend son sens.

Normalement, d’ici un an, tout aura changé pour toi.

Mais alors pour le coup : vraiment TOUT. Situation professionnelle (parce que je ne serai plus étudiante !), éventuelles fréquentations, rythme de vie, rythme de lecture (je prie tous les jours pour qu’il soit suffisamment conséquent), préoccupations quotidiennes, objectifs de vie…

Ça me fait un peu tourner la tête. Tout… tout ton univers va évoluer.

J’ai hâte. Le pessimisme ambiant qui m’étreint actuellement s’imprègne bien trop dans chaque petit détail de la vie. Et ce n’est pas la vie que je veux.
Alors je me bats. Mais on ne peut pas se battre éternellement, il vient un temps où les choses doivent évoluer. Un minimum. Et pas forcément dans le sens que l’on souhaite. Certes. Mais ça évolue.

J’ai donc énormément d’espoirs pour toi.

Mais j’ai conscience que, selon comment la situation a évolué, mes espoirs tu t’en fiches un peu. À juste raison. Alors je t’envoie simplement ce petit morceau de mes pensées.
Pas de valeur particulière. Je crains même de t’avoir saoulée à mort. Mais j’avais envie de créer ce pont. Entre l’étudiante à la fois blasée et enthousiaste que je suis, et la *** ? que je serai.

Voici une liste de choses qui me paraissent improbables aujourd’hui mais que j’espère que tu as vécu :

  • J’ai rencontré et ai eu une discussion intelligente avec un(e) grand(e) de ce monde. Un roi, une chanteuse célèbre, un humoriste. Etc etc. Pourquoi ? Comme ça. Sans aucune raison. La rationalité n’est pas vraiment dans mes priorités actuelles, alors un peu de rêve.

  • J’ai un projet professionnel, au moins à court terme, plus ou moins bien cadré. Réfléchi.

  • J’ai gardé le contact avec mon frère. Pas juste par sms j’espère…

  • En décembre, il se passe un évènement mondial dont l’Histoire se souviendra comme étant "le Miracle de Noël".

  • Tu as rencontré plusieurs personnes, très sympas, avec qui tu gardes un contact sincère.

  • Il y a un animal dans ton entourage (un félin de préférence, un hibou ou un perroquet dans le meilleur des cas) avec qui tu t’entends tellement bien qu’il/elle t’initie aux secrets de la maîtrise du sixième sens.

  • Maman a trouvé le job parfait pour elle depuis un moment déjà !

  • Du temps du lycée, tu ne gardes que Vanina et Charlize comme bonnes amies. Si possible, tu as des nouvelles précises de Millie et Natea… et tu ne souffres plus en pensant à elles (et ne fais plus de cauchemars les concernant).

Je te mets le classement des titres musicaux du Top d’en ce moment. Note que je n’en connais que très peu. Donc zéro jugement.

Marvin Gaye. Charlie Puth feat Meghan Trainor

Summer 2015. L.E.J

El Perdón. Nicky Jam feat Enrique Iglesias

Locked Away. R. City feat Adam Levine

Le Prince Aladin. Black M feat Kev Adams

Sugar. Robin Schulz feat Francesco Yates

How Deep Is Your Love. Calvin Harris & Disciples

Perfect. One Direction

Don’t Worry. Madcon feat Ray Dalton

What Do You Mean ? Justin Bieber

Brisé. Maître Gims

La C’est Die. Ridsa

Open Season (Une Autre Saison). Josef Salvat

Hotline Bling. Drake

Sapés Comme Jamais. Maître Gims

Can’t Feel My Face. The Weeknd

Runnin' (Lose It All). Naughty Boy feat Beyoncé

Rosa. Gradur

Reality. Lost Frequencies feat Janieck Devy

Stole The Show. Kygo Feat Parson James

Me Quemo. Kendji Girac

Renegades. X Ambassadors

Castle In The Snow. The Avener

Paradis Perdus. Christine and the Queens

Good For You. Selena Gomez

Millionnaire. Soprano

All In You. Synapson feat Anna Kova

Goodbye. Feder feat Lyse

Cheerleader. OMI

Watch Me. Silentó

Photograph. Ed Sheeran

Ain’t Nobody (Loves Me Better). Felix Jaehn feat Jasmine Thompson

Le Chrome Et Le Coton. Jérôme Echenoz

The Hills. The Weeknd

Lean On. Major Lazer & DJ Snake feat MØ

Le Chant Des Sirènes. Fréro Delavega

Laissez passer. Maître Gims

Love D’Un Voyou. Fababy feat Aya Nakamura

Señorita. Amine

Guru. Adam Vadel

Ah et au fait. Pour te situer évènementalement parlant, je vais voir Mirys dans deux jours. Ça fait genre je fais quelque chose de social de ma vie, de temps en temps, mais on sait toi et moi… bref, pas la peine de l’écrire. On le sait.

Je te souhaite le meilleur développement du monde, AlohaDuFutur-Quandonditfuturon(=toietmoi)pensetoujoursauxvoituresvolantes.

De la part de : Aloha-Toi-D’ilyaunan.

]]>
2016-10-29T09:37:00+02:00
http://alohasomnium.journalintime.com/Une-fin-un-depart-mais-litteralement Une fin, un départ... mais littéralement ? L'hésitation est mon pire fléau, celui qui finira par avoir l'enveloppe protectrice de l'ensemble de mon corps*. Le pire de mes fléaux EN PLUS de l'auto-dépréciation, cela va sans dire. Mais c'est encore une autre histoire. Le 8 novembre, j'ai prévu de clore ce journal. Cette auto-biographie subjective complètement décousue qui a eu un impact incroyable sur ma vie ; par le biais de ma façon de penser. C'est ça que fait un journal intime, sur du long-terme. Il m'a appris le contrôle - partiel mais toujours améliorable - de mes émotions. Mais alors un journal intime en ligne.. L’hésitation est mon pire fléau, celui qui finira par avoir l'enveloppe protectrice de l’ensemble de mon corps*.

Le pire de mes fléaux EN PLUS de l’auto-dépréciation, cela va sans dire. Mais c’est encore une autre histoire.

Le 8 novembre, j’ai prévu de clore ce journal. Cette auto-biographie subjective complètement décousue qui a eu un impact incroyable sur ma vie ; par le biais de ma façon de penser. C’est ça que fait un journal intime, sur du long-terme. Il m’a appris le contrôle - partiel mais toujours améliorable - de mes émotions. Mais alors un journal intime en ligne.. son pouvoir d’action est décuplé. Uniquement sur du (très) long-terme, là encore.

Qu’est-ce qu’il se passe le 8 novembre ? Eh bien c’est l’anniversaire d’Alain Delon et l’élection du président américain - non je plaisante bien sûr la date est choisie purement arbitrairement et sans aucun lien extérieur. Mis à part le fait que j’en aurai fini à vie avec l’école.

Je doute qu’on en parle aux infos, mais ça se fête !

J’avais l’intention claire d’ouvrir un autre journal. Il été prévu que je fasse un pont discret avec celui-là, pour rester accordée à mon passé tout en tournant une nouvelle page si on peut dire (en entamant un nouveau livre plutôt).
Hormis le nouveau pseudo, les choses sont plutôt claires dans ma tête. L’ennui, c’est que je reviens lentement sur ma décision. Quels étaient mes objectifs quand je suis arrivée sur JI ? Bon, ok, je n’en avais aucun à proprement parler. Je ne les ai découvert que des années plus tard, mais quand ils sont apparus ils ont été précis : je voulais changer. Pourquoi ? Suis malheureuse et je sens que quelque chose n’est pas ce qu’il devrait. Pour devenir... ? J’en sais rien. Comment ? Oh bah là tu pousses les questions trop loin !

Je n’y croyais qu’à moitié, mais ça pour changer on peut dire que j’ai changé.

Mes tendances excessives sont toujours là, notamment les merveilleux circuits neuronaux renforcés depuis des années qui me donnent le réflexe - presque comme un super-pouvoir ironique - d’angoisser et de m’auto-flageller pour des choses improbables ("La lune est rouuuuuuuuge ! Dans les films ça représente le sang, alors pour moi c’est la fiiiiiiin je vais aller en prison vasavoirpourquoi et j’y pleurerai du sang !").
Mais. Je gère beaucoup mieux.
L’avenir, pleinement indépendante, ne m’effraie plus. Oui : quitte à ne rien connaître d’autre que le célibat. Avec un métier qui me plaît et des passions pépères à côté. Rien de plus. Je pourrais le faire et être heureuse. C’est plus ou moins mon projet de vie, d’ailleurs, je ne sais pas si je peux dire que je me suis résignée ou que je suis en paix.

Du coup, assumer ma vie, signifie devenir mature émotionnellement parlant. Et donc peut-être ne plus donner raison à ces penchants moroses qui m’ont poussée à venir écrire ici, quand j’étais encore entièrement soumise à mes peurs et aux fluctuations extérieures (je le serai toujours un peu, mais bon quand même là c’est largement viable).

Je ne sais pas. Et puisque cette hésitation n’est pas nouvelle (plusieurs écrits en témoignent), je me dis que je devrais choisir de ne plus lui donner lieu d’être.
De gérer ma vie, mes émotions, seule, désormais. Sans support Internet. Juste de l’écrit papier et mes idées/personnalité/choix/etc.

Bon c’est dans un mois et il peut se passer plein de choses d’ici là. Oui… Et je dois grandir. Dans le sens aller de l’avant. Me détacher de toutes les personnes toxiques de mon entourage implique que je me détache de celle que j’ai été autrefois, celle qui entretenait (même sans le savoir) sa souffrance.

Nous verrons.

    * Je ne voulais pas écrire "peau", ça rime ; et les rimes c’est quelque chose de trop important pour une banalité de ce genre.
]]>
2016-10-05T10:20:00+02:00
http://alohasomnium.journalintime.com/Degourde Dégourde Mes yeux saignent. J'ai passé la journée à essayer de comprendre l'administration. Comment est-ce que le tout marche avec cohérence - parce que c'est l'État, tous les trucs officiels, légaux, donc c'est forcément logique. Quel est le fil conducteur de cette réflexion humaine étalée sur plusieurs siècles, dont on a pu voir les triomphes et les erreurs. Quelles sont les connexions entre cette profusion de lois... ? En vain. Je ne comprends pas. Bon, j'ai 25 ans et je ne connais rien de la vie ET ENCORE MOINS de la façon dont marche un pays. Ça, je le sais, c'est imprimé bien Mes yeux saignent.

J’ai passé la journée à essayer de comprendre l’administration. Comment est-ce que le tout marche avec cohérence - parce que c’est l’État, tous les trucs officiels, légaux, donc c’est forcément logique. Quel est le fil conducteur de cette réflexion humaine étalée sur plusieurs siècles, dont on a pu voir les triomphes et les erreurs. Quelles sont les connexions entre cette profusion de lois... ? En vain.

Je ne comprends pas. Bon, j’ai 25 ans et je ne connais rien de la vie ET ENCORE MOINS de la façon dont marche un pays. Ça, je le sais, c’est imprimé bien profond dans mon cerveau tout fondu.
Mais pourquoi personne ne se révolte ? Il y a des gens tellement intelligents dans ce monde ! Pourquoi moi qui suis toute petite, bête et inutile, je suis la seule à m’énerver ?
Ma mère a eu le malheur de passer pendant que j’étais en pleine effusion de rage. ON L’A FAIT EN 1789 LES GARS, ON EST FORTS ; QU’EST-CE QU’ON ATTEND ? On demande (gentiment ; on n’est pas non plus obligés de le faire à la trauma) au gouvernement que tout le monde s’assoit autour d’une table et reparte du début !
On garde ce qui marche, les fondamentaux, bien sûr, l’humain, mais on reprend chaque système un par un et maintenant qu’on a un peu de recul sur les choses on peut concilier pratique, réalité, logique et respect de l’autre.

Évidemment je le sais que ça n’est pas possible, en vrai.
Évidemment.

Mais les situations où tout le monde sait qu’il y a un problème mais tout le monde l’accepte ce qui fait qu’au final rien ne change alors que tous pensent pareil… Ça me rend dingue. C’est un huit-clos de la vie. Abominable. C’est pas ça la vie. C’est pas… Condamnable comme ça. Du moins, ça n’est pas censé l’être.

Et moi je ne sers à rien dans tout ça puisque je ne comprends rien.

J’aimerais me retrousser les manches et le faire moi-même. Me faire craquer les doigts assise derrière mon petit bureau et consacrer du temps à comprendre, réfléchir, solutionner. Mais je n’en ai pas la capacité intellectuelle. Et même si je trouvais le meilleur plan du monde je ne saurais pas comment en parler, comment communiquer, comment défendre le projet ni rien.

J’ai tellement mal, tellement mal aux yeux. Je vais me reposer, tant pis, il faudra replonger dans tout ça demain. Je me parle bien. Je m’apprécie comme je suis. Mais je ne suis vraiment pas dégourdie.

]]>
2016-09-22T19:14:55+02:00
http://alohasomnium.journalintime.com/Deglutir-aie-ca-pique Déglutir aïe ça pique Ce dégoût dans ma gorge que j'essaie de ravaler. Avec un grand sourire de façade. Grand, étalé, mais mort. J'ai raconté des conneries. Pas fait exprès donc pour le coup ça a du mal à passer ; je croyais vraiment que ma famille était différente. Qu'avec la communication et de la bienveillance on prenait soin des autres. Qu'au moins si on ne comprend pas, on ne juge pas et laisse la personne qui demande du temps pour gérer sa douleur, ses démons internes, faire ce qu'elle sait devoir faire (ou plus souvent ne PAS faire). Mais non. Ça, c'était comment je VOULAIS que les choses Ce dégoût dans ma gorge que j’essaie de ravaler.

Avec un grand sourire de façade. Grand, étalé, mais mort.

J’ai raconté des conneries. Pas fait exprès donc pour le coup ça a du mal à passer ; je croyais vraiment que ma famille était différente. Qu’avec la communication et de la bienveillance on prenait soin des autres. Qu’au moins si on ne comprend pas, on ne juge pas et laisse la personne qui demande du temps pour gérer sa douleur, ses démons internes, faire ce qu’elle sait devoir faire (ou plus souvent ne PAS faire).

Mais non. Ça, c’était comment je VOULAIS que les choses soient.

Bref. Ce n’est pas une catastrophe non plus. On n’est pas fâchés. Mais ça fait mal. J’veux dire par là que je me rends bien compte que je ne suis pas émotionnellement stable, ni forte. Et si je ne le suis pas, mon rêve et mes projets de vie…

Non n’y pense pas. T’as assez pensé pour aujourd’hui.

Bonne nuit.

]]>
2016-09-20T20:31:30+02:00
http://alohasomnium.journalintime.com/Nouveau-changement-de-pseudo Nouveau changement de pseudo J'ai les nerfs en pelote. Quatre heures d'avion low-cost en deux jours, ça signifie au minimum six heures plongée collée-serrée avec mon improbable phobie. Tout le monde en porte. Eurk, j'ai la nausée ! Et la famille... Ils sont géniaux, évidemment, mais j'en ai parlé à ma psychiatre pour essayer de savoir si VRAIMENT tout le malaise venait de moi ou si quelque chose d'autre clochait éventuellement. Elle m'a répondu qu'ils avaient, dans les faits, tendance à dépasser mes limites personnelles, tous, et ce même quand je les fixe clairement et prévient que ça m'est nécessaire. J’ai les nerfs en pelote.

Quatre heures d’avion low-cost en deux jours, ça signifie au minimum six heures plongée collée-serrée avec mon improbable phobie.
Tout le monde en porte. Eurk, j’ai la nausée !
Et la famille… Ils sont géniaux, évidemment, mais j’en ai parlé à ma psychiatre pour essayer de savoir si VRAIMENT tout le malaise venait de moi ou si quelque chose d’autre clochait éventuellement. Elle m’a répondu qu’ils avaient, dans les faits, tendance à dépasser mes limites personnelles, tous, et ce même quand je les fixe clairement et prévient que ça m’est nécessaire.

Ce n’est pas grave, hein. Y’a tellement pire ! Au moins je peux faire avec, maintenant que je le sais. Mais cette phobie me rend vulnérable. Faible. Et je ne peux jamais réellement prévoir quand elle frappera de nouveau - si on est un jour où j’en crains même la vue ou si seul le toucher est pénible.

Même si je pouvais prévoir, de toute façon, la vie continue et ne me fera pour autant pas de cadeau de ce côté-là. C’est à moi de me prendre en main.
C’est un peu comme si j’avais la phobie des cheveux humains… Les gens ne font pas tous se raser la tête dans la seconde pour me faire plaisir. Ce serait gênant en plus.

Donc faut continuer à avancer. Je n’aime pas dire "me battre" en ce qui concerne cette particularité précise. Parce que plus j’y résiste, plus elle me tient.
Je dois faire preuve de souplesse. Et je suis quelqu’un qui manque grandement de souplesse, mentalement. Je m’adapte difficilement aux évènements. Donc je suppose que c’est "mérité". Que ça servira, tout du moins.

Quant à Sonny, elle… s’est mariée. Pas de grande surprise de ce côté-là, heureusement, hahaha ! Mon hésitation vient simplement de cette angoisse que j’éprouvais vis-à-vis d’assister à tout ça.
Justifiée. Ça a été difficile. Mais bon, c’est terminé. Je me suis en revanche promis de trouver un autre pseudo à Sonny.

Je ne lui ai vraiment pas rendu justice pendant toutes ces années. J’ai été tellement influencée par la maladie que je sais maintenant que j’ai mal interprété énormément de choses et qu’au final elle n’a jamais voulu me faire de mal. Et c’est tout ce qui compte. Mes réactions étaient toutes justifiées, étant donné le contexte, l’environnement et le passé, mais dans tous les cas elle n’y était pour rien.

Je ne culpabilise pas, mais je ne lui reproche plus rien désormais.

Elle sera donc Sanaé. Son mariage était magnifique et elle l’est elle aussi.

Ma colère incontrôlée n’est donc plus que la marionnette d’une seule personne actuellement. Ma grand-mère. Qui pour le coup ne respecte pas du tout puissance mille mes limites (voire mon intimité), et ne l’a jamais fait. Donc j’accumule beaucoup plus de sentiments à son encontre et ceux-là sont indubitablement justifiés.

Je ne désire pas les entretenir mais ils sont là et ils ont une raison de l’être. Donc bon. C’est bien délicat.

L’envie de m’enfuir et de m’installer à l’autre bout de la France me ronge encore. Mais pas sûr que ça arrangerait quoi que ce soit. Enfin, je vais aller au bout de mes idées. Secrètement. Pour ne pas avoir le moral trop entamé. Mais sans motivation réelle, je ne vais pas me battre pour ces prévisions d’avenir sans fondement donc je n’attends pas de miracle.

Je ne pète pas le feu, mais le moral est bon. Enfin je suis laminée après tout ça mais c’est une fluctuation classique de la vie quoi rien de dramatique.
Demain je me sentirai mieux. Et là tout de suite, déjà, les choses vont bien. Que demander de plus ? (De toute façon tu peux demander à la lune tout ce que tu veux ce n’est pas son problème ; ces années de vœux stériles l’ont bien prouvé !).

]]>
2016-09-11T18:19:23+02:00
http://alohasomnium.journalintime.com/Renommer-Tortuga Renommer Tortuga J'avais désigné la ville de mes parents, celle où je suis aujourd'hui et essaie de m'installer, sous le nom de Tortuga. Inconsciemment ville de pirate grâce à l'un de mes films préférés. Et je n'en regarde plus du tout des films (ou séries) donc ça va être difficile de se renouveler. Les tortues, c'est un symbole sympa. Etc, etc. Mais ça ne va pas. Plus. Enfin peut-être que si ; à moins que ça n'ait jamais été. Bref. J'ai eu envie de changer. Ça va beaucoup mieux dans ma tête, mais quand je sens monter une idée fixe je sais que je peux encore passer un sale quart-d'heure. J’avais désigné la ville de mes parents, celle où je suis aujourd’hui et essaie de m’installer, sous le nom de Tortuga. Inconsciemment ville de pirate grâce à l’un de mes films préférés. Et je n’en regarde plus du tout des films (ou séries) donc ça va être difficile de se renouveler. Les tortues, c’est un symbole sympa. Etc, etc. Mais ça ne va pas. Plus.
Enfin peut-être que si ; à moins que ça n’ait jamais été. Bref. J’ai eu envie de changer.

Ça va beaucoup mieux dans ma tête, mais quand je sens monter une idée fixe je sais que je peux encore passer un sale quart-d’heure. Tout peut basculer très rapidement.

Donc, on conclut un accord : celle-là, je la suis. Je cède. Je me vautre dans la facilité. En contre-partie, je résiste à celle qui me demande expressément de flipper parce que je vais chez le coiffeur dès que cet écrit est posté. On ne peut pas gagner toutes les batailles.

Tortuga ne sonne plus aussi juste à mes oreilles - on se passera du pourquoi et des détails -. C’est quand même la ville où je suis née, où j’ai grandi ; et vu comment les choses sont parties je vais encore y rester plusieurs années. Donc elle est importante. Elle mérite un nom avec du sens.
Là encore, pas de détails sinon je vais m’y noyer, mais j’ai fait un choix (toujours un moment épique chez moi). Anachórisi. "Départ", en grec selon Google Traduction. Pas plus de détails, cela ne servirait à rien. Pis c’est assez évident, je viens de dire que c’est la ville où j’ai tout commencé. Et pourquoi le grec, bah tout simplement parce que sur la page…

HÉ ! Pas de détails j’avais dit !

Maîtrise de soi.

Bon, ça y est, c’est fait. Tortuga = Anachórisi. Je vis à Anachórisi. Je cherche du travail à Anachórisi. Anachórisis ? Anachórisopolis ? Anachór ? Non allez Anachórisi. Si je cède à tous les pâtés de colle mentaux, je ne progresserai pas.

Très très professionnel, tout ça. Ironie. Être apeurée à l’idée seule d’aller chez le coiffeur !
Faut dire que maintenant, dès que je mets le pieds dehors, je ne peux pas m’empêcher de me dire : "Ah mais fais attention, tu n’es plus étudiante désormais. Tu es pro'. Donc quand les gens te voient marcher de travers parce que le sac de courses rempli à ras-bord te déséquilibre, ils ne se disent pas que les jeunes sont fou-fou et rigolos, mais que aaaah cette thérp est bizarre j’irai surtout pas la voir elle doit être cinglée".

Et quand j’ouvre la bouche, c’est mille fois pire.

Je me mets de la pression, oui. C’est inutile : tout à fait. Mais j’ai des tics particulièrement étranges, je n’insisterai jamais assez là-dessus.
J’ai longtemps travaillé à les contrôler en vain. On pourrait facilement croire que je suis bourrée par moments. Voire droguée. Une thérp toxico-alcoolique, ça peut rendre méfiant ; j’dis ça j’dis rien.

Bon, allez, on se secoue un peu !

C’est de la paranoïa tout ça. De la prudence, aussi, mais avant tout une projection sur l’extérieur de mes frictions internes. J’ai tellement chaud d’un coup. Va falloir sortir. Prendre des cartes de visite avec moi. Me faire couper les cheveux en priant pour qu’on ne m’interroge pas sur mon métier. J’ai toujours pensé, depuis le moment où j’ai choisi ce pseudo, que je ne méritais pas de m’auto-dénommer Aloha. Petite-souris-apreurée-et-puante aurait été plus approprié. En grec, ça donne : "Pachouló fovisméni kai vromeró pontíki" (j’ai remplacé souris par grassouillette, par amour de la précision).

Ma phobie revient en force. J’avais cru avoir atteint un nouveau stade, plus tranquille, mais non cela fonctionne toujours par cycles.
Très embêtant pour le travail. Même si c’est sûr que je ne croule pas sous les demandes actuellement. Le développement du travail, alors.
Le mariage de Sonny, samedi, me perturbe pas mal aussi. Mais bon, dans 3 jours, mes trois derniers mois de cauchemars (toutes les nuits) auront l’opportunité de trouver une fin ! Bonne nouvelle !

J’vais pas pouvoir échapper à ce coiffeur bien longtemps. En plus, pour une fois, c’est très simple : pas de brushing ou de truc trop voyant parce que je vais voir ma grand-mère ce soir et qu’elle est en pleine chimio. Donc je vais m’attacher les cheveux de la façon la plus neutre possible ; elle s’est fait couper les siens en prévision et je ne tiens pas à attirer son attention là-dessus.
C’est simple. C’est très simple. Et je suis sûre de moi.

]]>
2016-09-08T09:17:48+02:00
http://alohasomnium.journalintime.com/Premiere-epreuve-prouve-que-t-es-adulte Première épreuve : prouve que t'es adulte J'ai survécu à l'épreuve des papiers ! Ça fait très science-fiction dit comme ça. "L'Épreuve des Papiers". Comme si on était attaqué par deux cent mille grues en origami, en un temps limité où il faudrait créer la deux cent mille unième soldate à partir d'un carton mou (et la solution consisterait à le mâcher pour le rendre plus facile à plier tout en courant tout du long de l'épreuve dans le sens anti-horaire de la Grande Pièce Circulaire Où Le Soleil Ne Brille Pas Mais Pense Fort À Toi pour ne pas se faire couper). Je n'ai fait que ce que font tous les adultes J’ai survécu à l’épreuve des papiers !

Ça fait très science-fiction dit comme ça. "L’Épreuve des Papiers". Comme si on était attaqué par deux cent mille grues en origami, en un temps limité où il faudrait créer la deux cent mille unième soldate à partir d’un carton mou (et la solution consisterait à le mâcher pour le rendre plus facile à plier tout en courant tout du long de l’épreuve dans le sens anti-horaire de la Grande Pièce Circulaire Où Le Soleil Ne Brille Pas Mais Pense Fort À Toi pour ne pas se faire couper).

Je n’ai fait que ce que font tous les adultes finalement. Tous sans exception.
Mais j’ai toujours eu une espèce de blocage avec ce point de passage à l’âge adulte. Donc c’est sûrement très puéril : mais ça reste une victoire. J’ai essayé la méthode facile consistant à ne pas faire ce que je ne voulais pas faire et-je-m’arrête-de-respirer-jusqu’à-ce-qu’on-cède-à-mon-caprice. Bien. Eh ben tu vas t’étouffeeeeeeer.
Donc non. Changement de plan. J’ai respiré. Me suis étranglée une ou deux fois mais j’ai fait le plus dur maintenant !

Le périple n’est pas terminé parce que j’ai encore énormément de choses à voir (des """formalités""" comme : où faire mon métier, où habiter, etc...). Et j’ai des pistes. Mais surtout : je suis maintenant dans la légalité !

Je me souviens m’être promis de révéler, pour fêter tout ça, dans ce journal ou le métier que je vais fais ou la nature de ma phobie débile.
J’ai réfléchi et je ne vais pas parler du métier. Ça ne serait pas professionnel, pas jojo, et ça me desservirait moi sans aider personne. C’est comme si je disais que j’étais - je ne sais pas moi - médecin-homéopathe par exemple (ce que je ne suis pas). On pourrait me dire "Ah bah j’ai justement tel problème, tu conseilles quoi ?". Mais je ne pourrais conseiller RIEN DU TOUT au final. 1) Faut une vraie consultation, quelque chose de sérieux et 2) Han mais la première chose que je dirais à une telle personne (après : "Merci de votre confiance sincère qui perturbe agréablement mon déficit d’estime de moi") ce serait : je ne pense pas que vous devriez faire confiance à un médecin (c’est pour l’exemple : encore une fois, je ne le suis pas !)* dont vous connaissez l’intimité psychiatrique et son coup improbable pour tout ce qui a trait aux "zolies petites fées en tout zenre" rencontré sur Internet et donc vous suivez le journal personnel.

Je ne vais pas cacher le fait que je travaille, pourtant. Donc : c’est une nouvelle opportunité de surnom ! Édition spécial métier.
J’étais partie sur une métaphore vague où on garderait le terme de thérapeute. On arrive donc à quelque chose du style… Je suis une Thérp. J’ai googlé le terme et visiblement il n’existe pas sauf pour parler d’une oie dans l’Ancienne Égypte donc bon je crois que ça ne prêtera pas trop à confusion. Dans la vie, je suis un oiseaaaaaau ! Hum.

Je ne serai qu’une Thérp, donc, une thérapeute. De quoi de qui de quand je ne peux pas le dire. Je peux simplement dire que je suis au contact de gens.

D’où la pénibilité extrême de ma phobie.

J’ai la phobie. Des…

Oh maintenant j’ai honte, j’ai tellement honte. Je vais le mettre en anagramme, comme ça au moins on ne pourra pas la googler trop facilement. (Ma paranoïa adorée, tu es donc toujours là).

Bon ben
Il n’y a plus qu’à
Juxtaposer verticalement par un texte
Ô combien passionnant
Une prose aussi
Xérophyte qu’un cactus

Voilà. Avec un métier au contact des gens. Tout le temps. Et si ça n’était que le toucher ça passerait, mais la vue même selon mon état de fatigue peut suffire à être insupportable. Au point d’avoir des nausées et tout. Ce n’est pas une phobie "peur" mais "dégoût". Et les psy' ont confirmé le terme.

Voilà voilà. Honteuse et gênée maintenant. Bon. Je suppose que. Je suppose que rien du tout, je n’ai aucune idée de comment en finir avec cet écrit.

* J’insiste et suis pénible, je sais, mais je veux vraiment que ça soit clair. J’admire de ouf les médecins et ne veut surtout pas qu’il y ait matière à confusion.

]]>
2016-09-01T18:52:29+02:00
http://alohasomnium.journalintime.com/Oh-que-c-est-cocasse Oh que c'est cocasse Bon. Je ne comprends toujours pas ce qu'il s'est passé hier. Mais je suis redevenue moi. Tout aussi honteux que soient ces deux derniers écrits, je vais les laisser là. Erffffff, vraiment ? Oui, vraiment ; journal intime = journal honnête. Bon, bon... Je suis vraiment pas fière de ce dérapage absolu. Mais je vais en tirer une leçon et continuer à avancer. J'ai été trop rigide je crois. Je me suis repliée sur moi-même pour compenser la douleur de ces dernières années ; mais évidemment on ne prend pas de vacances de la réalité aussi longtemps sans conséquence. La Bon. Je ne comprends toujours pas ce qu’il s’est passé hier.

Mais je suis redevenue moi.

Tout aussi honteux que soient ces deux derniers écrits, je vais les laisser là. Erffffff, vraiment ? Oui, vraiment ; journal intime = journal honnête. Bon, bon… Je suis vraiment pas fière de ce dérapage absolu. Mais je vais en tirer une leçon et continuer à avancer.
J’ai été trop rigide je crois. Je me suis repliée sur moi-même pour compenser la douleur de ces dernières années ; mais évidemment on ne prend pas de vacances de la réalité aussi longtemps sans conséquence.
La conséquence est tombée, on passe à autre chose.

J’ai appris des choses, par contre, ça c’est sûr !

Je pense également avoir saisi le sens de ce sentiment récurrent ces derniers mois de "mais c’est quand même bizarre, on ressent tous les mêmes choses à différents moments même si pour différentes actions". Le fait de savourer une pizza en France ou aux USA par exemple (grand exemple contribuant à l’illumination de l’humanité... *Ironie*).

C’est comme si la vie sur Terre, ça n’était qu’une leçon géante. On naît, on vit ce qu’on a à vivre (sur lequel on a du pouvoir, pas de délire de destin passif là-dedans), on meurt. Et chaque choix, chaque pensée, compte entre temps ; mais pas dans le sens bien/mal.
Nous ne sommes pas toutes nos pensées. Y’en a des belles et des moches et des mi-chat mi-chien.Ou alors on est ce tout multidimensionnel mais pas QUE dans ce sens bien/mal (car après tout qu’est-ce que j’en sais de ce qu’on est ?).

Y’a comme un stock gigantesque de grandes et petites leçons. Et chacune est éparpillée quelque part dans la vie d’un individu.
Pas dans le même ordre, pas sous la même forme, pas dans le même contexte.
Pour cette raison qu’on est tous unique. Mais on doit tous apprendre à travers la vie. S’il suffisait d’écouter les gens plus expérimentés et sages… Bah tout serait réglé depuis longtemps.

Une vie = un recommencement complet.

Mais c’est pour cela que les phrases universelles mais significatives (comme : "Faut pas être trop dur avec soi-même" ou "Toujours faire de son mieux" par exemple) fonctionnent.
Mais pas tout le temps, et pas avec tout le monde selon le moment l’avancée éducative où ils en sont.

Trop chaotique pour esquisser un schéma général quoi.
L’adaptation permanente.

Bon ben j’ai bien échoué hier, mais pour le coup ça m’a relevée ! Réveillée. Réveillevée. Bref. Je vais me ressaisir et… C’est hyper drôle en fait cette histoire : parce qu’on retombe pile sur la date que je m’étais arrêtée. D’instinct. J’ai pété un plomb parce que mon environnement ne l’a pas respectée, cette date, mais au final 1) J’avais raison quant à son arrivée 2) Même si tout n’a pas été parfait, les choses fonctionnent dans cet ordre-là.

Très intéressant.

Allez, j’ai du boulot. Une vie professionnelle à construire, une vie personnelle à fignoler, et un téléphone à rallumer après deux mois de pur dédain jouissif. On reprend : action !

]]>
2016-08-31T09:23:46+02:00
http://alohasomnium.journalintime.com/Cette-page-contient-un-don-universel-celui-de-mettre-le-blues Cette page déprimerait un bisounours Liste des raisons qui font que je suis un ABOMINABLE être humain : Je dis des choses que je ne pense pas réellement. Souvent. Beaucoup. Trop. Souvent. Des choses à adjectif toujours variable, d'une diversité impressionnante, mais qui ont toutes en commun la merveilleuse propension à être stupides/ridicules/contradictoires/fausses/voirepirequetoutméchantes. Pour donner un exemple concret, je me souviens d'une scène dans mon adolescence (ce n'est pas arrivé si souvent mais cette fois-là sera symbolique, pour tout le reste ; non mais hé je te vois n'essaies pas de te trouver des Liste des raisons qui font que je suis un ABOMINABLE être humain :

  • Je dis des choses que je ne pense pas réellement. Souvent. Beaucoup. Trop. Souvent. Des choses à adjectif toujours variable, d’une diversité impressionnante, mais qui ont toutes en commun la merveilleuse propension à être stupides/ridicules/contradictoires/fausses/voirepirequetoutméchantes.

    Pour donner un exemple concret, je me souviens d’une scène dans mon adolescence (ce n’est pas arrivé si souvent mais cette fois-là sera symbolique, pour tout le reste ; non mais hé je te vois n’essaies pas de te trouver des excuses, Abominable Femme Humaine). Un midi, à la cantine, quelqu’un avait lancé une vanne sur un inconnu. Élève, externe ou prof, aucune idée. Il est seulement inscrit au feu rouge dans mon crâne que c’est exactement ce que je désapprouve. Pas constructif. Vide de sens. Dévalorisant.

    Sauf que. J’ai ri. Automatiquement. Je n’ai même pas réfléchi à "Est-ce que cette remarque est insultante ? Sensé ? Utile à la personne ? Est-ce que je suis d’accord avec les termes qui viennent d’être énoncés ?". J’ai juste ri. Comme j’ai depuis ri des milliers de fois à des choses que je n’approuvais pas.

Mon cerveau ne réagit juste pas à temps. Ou alors, parfois, c’est un genre de feinte pour masquer ma détresse intérieure.

Heureusement, aujourd’hui, je suis claire avec moi-même sur ce point - V' merci*. Mais des conneries, j’en sors tout autant. Avec un débit de mitrailleuse.
Je suis bête, que voulez-vous, et j’ai beau aligner trois mots qui sonnent bien à mes oreilles dans ce journal je resterai bête à vie. Y’a que dans les contes de fées où quand on est bête mais gentille quand même ça finit bien. "Riquet à la houppe" était autrefois mon conte préféré. Je me rappelle ce recueil de "Mille histoires" que j’adorais… Mais bref.

Cela me fait passer directement au point suivant :

    Attention. Les phrases qui suivent peuvent donner une sensation d’une auteure qui chouine misérablement et se plaint de concepts qui la dépassent. Ces phrases seront très désagréables à lire, nous n’en nions pas l’impact, mais nous tenons à prévenir le lecteur qu’il s’agit plus d’une prise de conscience brutale - c’est-à-dire non filtrée par de multiples relectures. Merci de votre attention.

  • Je ne sers à rien. Je n’ai aucune qualité. Je ne dis pas ça comme ça pour la dramatisation du truc, j’ai vraiment pensé à ça depuis mon dernier écrit. J’ai fait des calculs, d’autres listes, et tout. Je suis maladroite, simplette, incapable de me focaliser/battre sur/pour ce qui compte réellement dans la vie, asociale, prétentieuse, imperméables à l’universellement beau comme l’amour, maladroite oui je sais que je l’ai déjà dit mais je me permets d’insister parce que c’est lourd c’est dans mon ton ma façon de faire de parler c’est PARTOUT.

Et je me souviens que c’est typiquement le genre d’écrit que je regrette par la suite.

Ah. Nous avons un conflit d’intérêt. Entre "Je veux changer, je me maîtrise à partir de maintenant" et "De toute façon j’ai tout raté alors autant être au minimum honnête avec moi-même".

Mais alors pour le coup : tu veux un aperçu pur de mon ressenti, Future-Moi ? Le voilà ! Je suis pitoyable et je le sais.
Bon du coup c’est un témoignage. Je suis obligée de laisser ça tel quel. C’est genre la seule bonne action que je (me) fais en écrivant : ne pas enjoliver le passé. Parce qu’enjoliver mon passé, c’est m’enjoliver moi. Or je suis affreuse à l’intérieur (on ne va pas parler de l’extérieur mais j’y pense bien fort). Et je ne peux pas me permettre de l’oublier.

Je pourrais trouver encore des dizaines de raisons mais à quoi bon ?

Je me suis déjà déçue et je le ressens à l’instant.

On est toujours dans ma période de cycle pré-mentruel. Si j’accepte cette explication, cela veut dire que tous les mois pendant environ 25 ans encore cela se reproduira. J’ai l’impression d’être la Bête de "La Belle et la Bête"... Qui pourrait supporter une telle horreur ?

Bon allez ça suffit. Tu te calmes. Et tu t’excuses.

Je m’excuse, lecteur ou lectrice aventureur(euse) pour t’avoir saoulé(e). J’espère ne pas avoir diminué ton moral.
Je m’excuse Future-Moi de t’invectiver trop souvent. Je déteste ça maintenant alors j’ose même pas imaginer plus tard.

Je m’excuse de n’avoir rien appris depuis mes 11 ans. Je sens que cette nuit je vais faire un cauchemar XXL.

* Je ne veux pas utiliser de "Oh mon dieu" ou autre expression à caractère religieux. 1) C’est un sujet qui me dépasse 2) Une fois prononcé, je me demande si mon histoire de vie ne fait pas que salir inutilement ce terme. Donc arrêt. Pas de terme à connotation sexuelle non plus (comme putain).
Alors je remplace tout par des mots de mon choix ; ça rend pas forcément très bien mais j’ai pas trouvé de substitut qui me convienne vraiment. Au lieu de louer Dieu, donc, je louerai le Vent (abrégé par la lettre V, ou appelé Viento selon l’humeur). J’aime quand y’a du vent.

]]>
2016-08-30T19:10:00+02:00
http://alohasomnium.journalintime.com/Quelqu-un-a-le-numero-personnel-de-l-optimisme Quelqu'un a le numéro personnel de l'optimisme ? J'ai vraiment un problème de colère. Je suis perdue. Je ne comprends pas quoi faire de cette rage en moi. Je l'ai déjà repérée à plusieurs reprises. Je l'avais signifié ici-même. J'avais travaillé avec. Mais là, une nouvelle étape a été franchie. Un véritable choc qui m'a assommée et quand je tente de m'éloigner me retient de ses crocs acérés. L'imprévu, la planche à pourrissement spontané, par excellence. Une petite poussière qui peut détériorer tout l'engrenage. Mon avenir dépend de comment je vais réagir. Sauf que je n'ai aucune info sur ce que je censée J’ai vraiment un problème de colère.

Je suis perdue. Je ne comprends pas quoi faire de cette rage en moi. Je l’ai déjà repérée à plusieurs reprises. Je l’avais signifié ici-même. J’avais travaillé avec. Mais là, une nouvelle étape a été franchie. Un véritable choc qui m’a assommée et quand je tente de m’éloigner me retient de ses crocs acérés. L’imprévu, la planche à pourrissement spontané, par excellence.

Une petite poussière qui peut détériorer tout l’engrenage.

Mon avenir dépend de comment je vais réagir. Sauf que je n’ai aucune info sur ce que je censée faire. Aucune. Je suis sur une autre planète, exposée à tout ce qui coupe et détruit.

Mes sentiments jaillissent en une tornade apocalyptique ; je ne contrôle plus rien. Jusqu’ici, j’ai eu à traiter avec la dépression, la tristesse, puis l’angoisse. À l’extrême. Elles ont failli me faire perdre pied mais je parvenais à les identifier. Je comprenais au moins partiellement la raison d’être de ces états.
Aujourd’hui c’est la colère qui me submerge. À un point effrayant : elle prend possession de moi tout comme si je revêtais soudainement une nouvelle personnalité. Je n’ai jamais été du genre irritable, pourtant ; à moins que je n’aie jamais fait que refouler tout ce temps durant. Ce qui est possible. Et donc là, tout sortirait d’un bloc… Mais peu importe en vérité : je ne peux pas me promener dans la ville, entamer mon activité professionnelle, avec un panneau comportant ma biographie et "les raisons pour lesquelles il ne faut pas s’alarmer si je pète un plomb".

La colère contre l’école était incandescente, oui. Elle me dévorait de l’intérieur. Mais je la comprenais. Elle était logique, comme une réaction de défense vitale. L’école n’est plus, cependant. Le méchant a été vaincu. La colère actuelle n’a donc rien à voir avec ce registre. Elle ne devrait pas être, tout simplement.

Je n’ai tout bonnement aucune raison de continuer à faire ces cauchemars qui clairement me montrent, comme un oracle dérangeant, franchir le point de non-retour. Exploser. Et réduire à néant tous mes efforts. Toutes ces années de lutte. Et tout le reste de ma vie, par un obscène effet boule de neige.

Leur nombre ne diminue pas. La folie me (re)fait de l’œil. C’est insupportable. Je ne tiendrai plus très longtemps.

J’essaie de me poser. De rationaliser. De me calmer. Les seuls mots que je parviens à mettre sur ce phénomène sont : "Je suis en rage parce que j’étouffe".

D’où tu étouffes, toi ?!
Ta famille est cool ! Ils t’aiment et ils sont prêts à t’aider malgré leurs problèmes ; et toi tout ce que tu veux c’est te barrer d’ici ! Sans eux tu ne serais rien. Et tu oses râler là-dessus ? Misérable fiente humaine* que tu es.

J’ai peur de faire une connerie dans les jours à venir. Il y a cette autre personne en moi qui veut faire surface pour hurler, d’un cri inhumain et forcené. La réalité m’a rattrapée. Bien avant que je sois guérie. Je pensais avoir plus de temps… Je pensais que le temps que j’ai eu m’aurait apaisée…

Mais maintenant, il faut faire avec.

Je ne crains pas la solitude de toute façon. Tant mieux parce que je suis en train de m’embourber dans un cercle infernal dans lequel elle ne me quittera jamais.
Elle n’est plus ma personnalité, mais mon destin. Je ne suis pas assez intelligente pour le contrecarrer : alors je devrai m’y faire.

Du calme. Tu vas travailler en équipe. Tous les autres jeunes de ton âge savent comment s’en sortir dans cette marée de papiers, d’administration, et d’obligations ? Eh bien tu leur es inférieure. Je crois qu’on ne peut pas le dire autrement. Toi t’es incapable de comprendre quoi que ce soit à tout cela donc tu as besoin de toute l’aide qu’on pourra te donner ; même s’il faudra éventuellement vendre ton âme pour cela.

* L’insulte est sortie toute seule. Elle est vraiment très moche, pardon !

]]>
2016-08-30T14:54:00+02:00
http://alohasomnium.journalintime.com/La-fameuse-lecon-qui-ne-passait-pas La fameuse leçon qui ne passait pas Je viens de comprendre quelque chose. Être indépendante, ça veut dire l'être même dans les moments où il n'est pas évident de l'être. C'est faire ce que je veux, de la manière dont je le désire, sans me laisser perturber par 1) Le fait que je n'habite pas seule, 2) Le fait que je sois en public, que ce soit à l'école ou dans la rue, 3) Tout ou n'importe qui passant ou entrant dans ma vie, en fin de compte. Il va falloir se jeter dans le bain de nouveau. Reprendre une activité régulière. Un rythme. Ces deux derniers mois ont eu pour but de m'éclairer quant à la teneur de ce Je viens de comprendre quelque chose.

Être indépendante, ça veut dire l’être même dans les moments où il n’est pas évident de l’être. C’est faire ce que je veux, de la manière dont je le désire, sans me laisser perturber par 1) Le fait que je n’habite pas seule, 2) Le fait que je sois en public, que ce soit à l’école ou dans la rue, 3) Tout ou n’importe qui passant ou entrant dans ma vie, en fin de compte.

Il va falloir se jeter dans le bain de nouveau. Reprendre une activité régulière. Un rythme. Ces deux derniers mois ont eu pour but de m’éclairer quant à la teneur de ce dernier.
Je n’ai pas eu d’illumination franche. Je me sens reposée, jamais intégralement, mais c’est suffisant. Je tourne une page importante ; j’avais réellement fini par croire que ce passage de mon intrigue ne viendrait jamais.

Accepte que ton statut social a changé. Tu es une professionnelle maintenant.
Quand on te demandera ce que tu fais dans la vie, tu auras une réponse claire. Un mot te correspondra. Tes interlocuteurs se feront une première image de toi en fonction de cette information.

C’est dingue. C’est juste complètement dingue.

Mais c’est la vie. Elle est comme ça, et elle ne va pas te laisser t’asseoir sur le bord du chemin pour réfléchir à la teneur de la boue sous tes chaussures.
Il faut continuer à avancer, tout le temps ; même avec des échardes ou une couronne de fleurs. Avancer. Même si je prends une décision qui impactera tout le reste de ma vie ou fais un choix répété chaque jour qui la sauvera, même si je rencontre la plus merveilleuse des personnes puis subis la plus déchirante des ruptures, même si je me lance à corps perdu dans un projet pro' et échoue.

J’ai compris la leçon. Ne te perds pas de vue / tu es ta meilleure amie et même bien plus encore / je ne sais pas trop comment la rédiger mais le message est passé.

]]>
2016-08-22T13:48:31+02:00
http://alohasomnium.journalintime.com/C-est-ca-je-crois-la-liberte C'est ça, je crois, la liberté Des vocalises et un ego qui se rebiffe - ah bah c'est à ça que tu sers, alors, Ego ! Je vais y arriver. J'y SUIS arrivé. Reprendre le dessus. Le contrôle. Sur mes émotions. Oh bon sang, je suis tellement fière de moi ! Visite difficile chez ma grand-mère. Enfin, non, difficile n'est pas le mot. C'est ça le truc avec la vraie vie. La situation n'est pas toujours ausi désastreuse que dans les films - avec la mafia qui vient kidnapper ta tortue de compagnie, ta meilleure amie qui tombe amoureuse d'un zombie et ton patron qui est un bouffon - mais elle peut être lourde quand même. Des vocalises et un ego qui se rebiffe - ah bah c’est à ça que tu sers, alors, Ego ! Je vais y arriver. J’y SUIS arrivé.

Reprendre le dessus. Le contrôle. Sur mes émotions.

Oh bon sang, je suis tellement fière de moi !

Visite difficile chez ma grand-mère. Enfin, non, difficile n’est pas le mot. C’est ça le truc avec la vraie vie. La situation n’est pas toujours ausi désastreuse que dans les films - avec la mafia qui vient kidnapper ta tortue de compagnie, ta meilleure amie qui tombe amoureuse d’un zombie et ton patron qui est un bouffon - mais elle peut être lourde quand même. C’est la vraie vie. On ne la refait pas. Si c’était une personne (si ça se trouve il y a eu une espèce de casting pour déterminer comment serait la vie) (et c’est la cynique qui a gagné), on lui dirait quelque chose comme : "Ah là là, qu’est-ce que tu vas nous trouver ! Toi si t’étais pas là, faudrait t’inventer !".

Bon, j’ai trouvé ma technique. Je peux à peu près me contrôler. Quand je suis seule, une fois l’ouragan passé.

Le travail n’est cependant pas terminé. Je dois apprendre maintenant à me contrôler en présence d’autres personnes. J’en peux plus de cette tendance à dire n’importe quoi juste parce qu’il faut parler. Je ne supporte pas ça. Alors je vais créer une solution. Je ne suis plus une victime.

]]>
2016-08-17T14:12:48+02:00
http://alohasomnium.journalintime.com/Pas-assez-de-logique-pour-un-titre-clair Pas assez de logique pour un titre clair J'ai complètement perdu le contrôle. En même temps, la vie ne fait jamais de pause. Même pour les vacances. Donc oui il va falloir trouver un moyen de rebondir. Parce que de toute évidence : j'ai fait jusqu'à présent mon maximum ET j'ai reçu de l'extérieur le maximum de ce que j'aurais pu espérer recevoir. On m'a laissé prendre des vacances. C'est tout. Le reste (la solitude méditative, les conversations inutiles évitées, le repos neuronal absolu, etc etc), j'en avais rêvé mais c'était trop demander. Maintenant, si j'attends "le moment" où je me sentirai entière pour J’ai complètement perdu le contrôle.

En même temps, la vie ne fait jamais de pause. Même pour les vacances. Donc oui il va falloir trouver un moyen de rebondir.

Parce que de toute évidence : j’ai fait jusqu’à présent mon maximum ET j’ai reçu de l’extérieur le maximum de ce que j’aurais pu espérer recevoir.
On m’a laissé prendre des vacances. C’est tout. Le reste (la solitude méditative, les conversations inutiles évitées, le repos neuronal absolu, etc etc), j’en avais rêvé mais c’était trop demander.

Maintenant, si j’attends "le moment" où je me sentirai entière pour pouvoir repartir d’un bon pas, les bases à plat, je vais perdre du temps.

Et c’est une sensation extrêmement irritante, je n’apprends rien à personne en l’écrivant.

Peut-être même qu’être fissurée est normal ? Inévitable. Qu’on ne peut juste biologiquement et/ou psychologiquement pas être heureux de façon spontanée. Que même les beaux jours c’est un choix. Je ne sais pas. Mais suis-je obligée de le savoir ? Non. Alors tout ce dont j’ai besoin, c’est d’un plan. Une ligne de conduite.

Oublie ces photographies de gens que tu étudies comme modèles d’humanité.
Un exemple, il faut un exemple sinon ça ne veut rien dire. Quand je vais au cinéma, par exemple. Pour voir un bon blockbuster (je cherchais le mot en français : superproduction, tout simplement !). Prenons… Oui, prenons une personne dont je me souvienne réellement. Je me souviens m’être un jour assise derrière une bande de potes. Moi je ne sais plus avec qui j’étais, mais peu importe : eux avaient à peu près mon âge (la vingtaine) et étaient clairement là en sortie cool entre amis. Bon. Disons qu’ils étaient à peu près cinq et prenons celui qui est assis tout à gauche de sa bande, juste devant moi.

Il y a eu un moment pendant le film où j’ai décroché. Rien d’anormal vu qu’il durait quelque chose comme deux heures et que l’attention n’est pas faite pour ne pas faire de pause (bien que les entractes au cinéma restent un crime à mes yeux ; et mon amie suisse m’a dit que ça existait encore).
Donc ce garçon, lui, était à fond dans le film. Pas du tout dans le sens pénible, hein, je veux dire qu’il réagissait pile aux moments où il fallait. Il était en phase, quoi. Soupir quand le héros fait une connerie, un petit glapissement quand le film surprend le spectateur, etc etc.

Mon attention s’est donc naturellement portée sur lui. Momentanément, bien sûr, je ne suis pas une psychopathe. Quoique ça aurait simplement démontré que j’étudie la nature humaine, ce qui n’a rien de honteux… Mais bref, ce n’est pas le sujet.
J’ai cogité car quelque chose me titillait, donc, et soudain j’ai eu l’impression dérangeante qu’il regardait le film. Alors que moi, je ne faisais que regarder ce même film.

Et ça m’a perturbée.

Je veux dire : lui était à fond dans le film. Enfin, non, pas à fond, justement. Il était juste dedans ; dans sa peau à lui, en train de regarder un film, de suivre une histoire et des images. Il réfléchissait clairement à l’intrigue, l’histoire, la cohérence, les excuses pour les manques de cohérence et les trous dans le scénario, les hypothèses. Sans être un fanatique de la franchise : c’est simplement qu’il est au cinéma pour voir un film, donc il voit ce film. Sa vie reprendra après et il vivra sa vie avec la même attention qu’il a porté pendant deux heures à ce film.
Moi ça ne marche JAMAIS comme ça. Je regarde un film… Et je me regarde en train de regarder le film. J’ai des morceaux de rêves nocturnes qui reviennent, qui se couplent aux problèmes diurnes, et qui font naître de nouvelles questions (auxquelles je ne peux pas répondre tout de suite vu que la majeure partie de mon attention est sur le film quand même). Oui, je suis l’histoire, mais y’en a en parallèle au moins deux autres en tête et quelques essais sur divers sujets qui traînent dans le tas. Oh mais tiens et puis ce truc me fait penser à cette notion métaphysique hyper éloignée de tout ce qui m’entoure actuellement et du coup je prends cette scène suivante et je te la mélange avec ce que j’ai lu hier et aaaaaah oui j’imagine que les mangues doivent rêver de papaye de temps en temps en antarctique… Que des choses de cet ordre-là.

Je ne sais pas si c’est normal. Épuisant, oui, mais ça le fait à tout le monde hein ?

D’un point de vue extérieur, j’ai l’air de quelqu’un qui regarde le film du début à la fin sans penser à autre chose qu’à l’univers qu’il propose. Non ?

Je ne sais pas. Je pensais que c’était normal mais quand j’en ai parlé à mon frère et à mon père… Ils ont ouvert de grands yeux ébahis. Ah, non, ça ne vous le fait pas à vous. Bon. Tant pis hein !

Et voilà, et alors le pourquoi de cet écrit je n’en ai aucune idée j’ai tenté de m’assagir et d’écrire un petit morceau d’histoire (deux pages). Ça m’a mise dans cet état ; va savoir pourquoi !

Bon, mais enchaîne ta journée maintenant. Allez, hop ! Et atteeeeeends, en partant sors la poubelle et prends ta sacoche de bonheur oui voilà c’est bien merciiii amuse-toi et n’accepte pas de bonbons d’étrangers (ni de bonbons tout court parce que t’as repris du poids !).

]]>
2016-08-16T16:32:23+02:00
http://alohasomnium.journalintime.com/Huit-siecles-de-redoublement Huit siècles de redoublement Il n'existe pas de temps idéal. Je suis foooooooooooolle je n'ai toujours pas compris la leçon ; depuis le temps ! Je me donnerais des baffes parfois. Une par jour minimum. Au lieu de ça, je vais ranger mes mains parallèles à mon clavier et je vais écrire. Ça ne servira probablement à rien. Mais. Juste mais. Pas les capacités de finir la phrase. Donc. Résumons. Dernière année d'études difficile, je ne vais pas revenir là-dessus. J'ai donc, logiquement, attendu l'été comme on attend pfff je ne trouve même pas de comparaison tant je n'ai jamais rien attendu avec autant de Il n’existe pas de temps idéal. Je suis foooooooooooolle je n’ai toujours pas compris la leçon ; depuis le temps !
Je me donnerais des baffes parfois. Une par jour minimum.
Au lieu de ça, je vais ranger mes mains parallèles à mon clavier et je vais écrire. Ça ne servira probablement à rien. Mais. Juste mais. Pas les capacités de finir la phrase.

Donc.

Résumons.

Dernière année d’études difficile, je ne vais pas revenir là-dessus. J’ai donc, logiquement, attendu l’été comme on attend pfff je ne trouve même pas de comparaison tant je n’ai jamais rien attendu avec autant de feu ! C’était le seul objectif qui me maintenant debout.
Je m’étais dit que :

    Rester à un endroit fixe,

    Rester dans un environnement que je contrôle, où je peux filtrer ce (et qui) rentre,

    Avoir un planning qui respecte et organise mes objectifs de vie très précisément,

Ne pouvait me faire que du bien et qu’à partir de là le bonheur coulerait de source.

Non, ma fille. ENCORE UNE FOIS Rappelle-toi. La vie ne fonctionne pas comme ça.
Y’a bien un moment où on va l’intégrer, hein ?
Son petit moment de bonheur, on doit le créer. Et non l’attendre. Ou alors l’attendre dans le sens "je m’occupe pour le jour venu, celui où je serai prête ; mais SI je ne me prépare pas à chaque instant dans le présent, je ne serai pas prête dans CE futur". Et non attendre dans le sens : "Bon allez aujourd’hui c’est une mauvaise journée, mais y’en aura forcément une meilleure qui va suivre, hein !". N. O. N. La vie ne se statistique pas. Si ça se trouve, y’aura sur cent jours quatre-vingt huit journées affreuses et douze de bien. C’est équilibré ? Non. Tu veux faire une réclamation à qui du coup ? Bah... ?

Bah ouais : à personne !

Quelles que soient les circonstances, bonnes ou mauvaises, si tu laisses filer la journée elle filera. Si tu décides de faire au moins quelque chose pour la rendre savoureuse, il n’y a que toi qui le sera. Mais ce sera aussi le cas si tu ne fais rien et reportes ce plaisir à demain.

Même si on t’apporte une note du futur qui dit : "Aujourd’hui, profite vraiment bien parce que je fais le récapitulatif de notre vie là et c’est clairement aujourd’hui, avec tout ce qui va se passer de bien et pour le long-terme, qui a été mon jour (donc le nôtre) préféré de la vie !". Au-delà du fait que remonter le temps - même pour un tout petit mot comme ça - suffirait à changer probablement tout le reste, ce n’est pas une date qui apporte le bonheur.

C’est moi, dans l’instant présent, qui suis le bonheur. Je l’incarne. Tu l’incarnes. Il l’incarne. Elle l’incarne. On l’incarne. Nous l’incarnons. Vous l’incarnez. Ils l’incarnent.

Ah.

Ça a l’air tellement évident dit comme ça ! Ouuuh, que ça m’énerve. À quel moment ai-je déraillé ? Je ne sais pas et ça n’a pas d’importance. Ce qui compte, c’est que je me rattrape dès que je m’en aperçois. Même si ça prend une éternité. Même si ça fait dix ans que je revis la même leçon, C’EST PAS GRAVE.

Bien nénervée la ptite pour quelque chose qui n’est pas grave. Allez, on se reprend !

J’intègre la leçon cette fois. J’intègre la leçon. Il n’y a pas de moment parfait dans la vie. Même si j’ai TOUT mis en œuvre pour que cet été le soit, il est donc PARFAITEMENT NORMAL que plusieurs trucs aillent complètement de travers.
La famille par exemple, ça commence à devenir compliqué. Rien de grave, je maintiens qu’ils sont une chance inouïe. Mais je crois qu’on est tous à un carrefour de notre vie. On est tous en train de changer : mes grands-parents vieillissent (mentalement, je veux dire, ils écoutent moins, radotent plus et leurs idées deviennent plus rigides), ma mère prend un tournant professionnel absolument inattendu (elle est détachée officiellement de la boîte qui l’a poussée à bout), mon frère va partir à l’étranger trois mois et mon père… Oh, ne parlons pas de mon père. Rien de grave, promis juré, il ne s’est en fait rien passé de nouveau. Il a déjà eu son tournant en un sens. J’ai juste littéralement pas envie de continuer à me prendre la tête là-dessus.

J’ai envie de partir. Journal intime donc secret : j’avais repéré une ville. Sympa. Dans le nord. Avec genre plus d’une dizaine de librairies. Ça me faisait rêver… Non, pas pour être libraire, mais pour y vivre simplement. Trouver du boulot là-bas.

Mais bon. Très proche de Sonny, déjà, et pour quelqu’un qui veut s’éloigner ce n’est donc pas logique. Même si je sais qu’elle respectera mes barrières (j’espère je crois qu’elle comprendrait que je suis une solitaire et que je ne vais pas venir manger avec son mari tous les dimanches ; mais rien que de me poser la question m’angoisse).

OK. J’ai perdu le contrôle de l’intégralité de cet écrit. Ouf. Ça fait à la fois du mal et du bien.

Tout ça pour dire que non la vie n’est pas facile. Pas plus maintenant que je suis jeune que quand j’approcherai de la centaine d’année.

Ça n’est facile à aucun moment. Mais la facilité n’est pas un paramètre de bonheur. ET TU VAS TE RENTRER ÇA DANS LE CRÂNE MAINTENANT S’IL TE PLAÎT JE NE VAIS PAS ME RÉPÉTER PENDANT HUIT SIÈCLES.

Ok, zen, cool, calme. Je vais ranger les livres que je suis allée kidnapper chez mon père. Ça me calme toujours. Ça me rend euphorique même.

]]>
2016-08-05T16:58:49+02:00
http://alohasomnium.journalintime.com/Ecartelee Écartelée Je prends conscience de 25 ans d'enfantillages. Mes erreurs me reviennent subitement en plein face. Comment réparer ce que l'on ne contrôle plus ? J'aime écrire ici. Il est toutefois peut-être temps de mettre fin à ce journal - plus tôt que prévu. Et d'envisager de ne pas en recommencer un nouveau - là aussi, comme prévu. Mais c'est trop bête de finir là-dessus ! Sur de l'angoisse ! Après tout ce que j'ai fait pour m'en affranchir ! Je suis déchirée entre le lien que je créé - dans le passé, le présent et le futur - ici avec des anonymes inconnus mais bienveillants... Je prends conscience de 25 ans d’enfantillages.

Mes erreurs me reviennent subitement en plein face.

Comment réparer ce que l’on ne contrôle plus ? J’aime écrire ici. Il est toutefois peut-être temps de mettre fin à ce journal - plus tôt que prévu. Et d’envisager de ne pas en recommencer un nouveau - là aussi, comme prévu.
Mais c’est trop bête de finir là-dessus ! Sur de l’angoisse ! Après tout ce que j’ai fait pour m’en affranchir !

Je suis déchirée entre le lien que je créé - dans le passé, le présent et le futur - ici avec des anonymes inconnus mais bienveillants… et les armes que je donne à ceux qui ne le sont pas.
Il y en a moins. Peut-être même qu’aucun n’est jamais venu sur ce site. Peut-être même qu’il n’y en aura jamais. Ou qu’ils s’en foutent (ils auraient bien raison).

Mais tu te calmes :

    1) Des erreurs, tout le monde en fait.

    2) Très peu de gens, à partir de la génération qui a grandi avec Internet - la mienne donc - a su parfaitement se détourner, dès le départ, de ses pièges et tentations. Donc c’est quelque chose d’humain.

    3) Tu vois que tu peux te parler bien et être positive, quand tu veux !

    4) On te juge même lorsque tu ne fais rien de spécial, ne dis rien, et marche dans la rue. On peut te filmer à n’importe quel moment le visage déformé par une grimace enlaidissante au possible et t’élire Mocheté Mondiale.

    Alors une exposition potentielle de ta vie privée… Non, c’est vraiment pas cool. Mais qu’est-ce qu’on peut déduire de tout ce que j’ai confié ici ? J’aime les livres, les fées, et j’ai globalement la vie émotionnelle d’une enfant de cinq ans. Ok -> image immature et peut-être superficielle. Bon. Admettons, tout le monde connaît mes identités réelles et virtuelles demain. Tout le monde me pointe du doigt et hurle de rires moqueurs en me voyant.

      a) Ils oublieront.

      b) Les jugements biaisés de telles personnes ont encore moins de valeur que les a priori de ceux qui me connaissent relativement bien.

      c) Jamais personne ne détient une vérité claire et absolue. Alors ceux qui choisissent de propager des mensonges ? Ce que les autres pensent ? Même si tout transparaissait être moi à 100%, la vérité ne pourrait pas encore être appréhendée. À quoi bon lutter ?

    5) Ils oublieront.

Les écrits restent. Ils ne sont pas la transparence absolue sur l’âme pour autant. 10%.

6) Si les choses, la beauté et les vertus ne reposaient que sur les gens malveillants… trop d’absurdité aurait fait imploser le monde.

Oui. Je vais terminer ce journal, comme planifié.

]]>
2016-08-04T09:22:32+02:00
http://alohasomnium.journalintime.com/Recycler-une-betise-en-experience-scientifique Recycler une bêtise en expérience scientifique On n'est jamais seul sur Terre. Ne pas l'oublier. Toute action que l'on fait - glorieuse ou stupidissime - a son équivalent, quelque part ailleurs, sur la même planète. Faut le garder en tête. C'est très important. Ça permet d'apprendre des choses sur l'estime de soi. J'envoie donc TOUTE ma compassion à la personne qui a regardé (ou regardera) des vidéos de compilations d'attaques de requin dans les films. Les plus affreuses, bien sûr. Et ce parce qu'elle a l'impression qu'elle DOIT toutes les regarder. Et jusqu'à bout. Ma compassion et mon secret dévoilé pour cette personne On n’est jamais seul sur Terre.

Ne pas l’oublier.

Toute action que l’on fait - glorieuse ou stupidissime - a son équivalent, quelque part ailleurs, sur la même planète.

Faut le garder en tête. C’est très important. Ça permet d’apprendre des choses sur l’estime de soi.

J’envoie donc TOUTE ma compassion à la personne qui a regardé (ou regardera) des vidéos de compilations d’attaques de requin dans les films. Les plus affreuses, bien sûr. Et ce parce qu’elle a l’impression qu’elle DOIT toutes les regarder. Et jusqu’à bout.
Ma compassion et mon secret dévoilé pour cette personne qui, bien qu’adulte, a poussé un cri de peur si aigu qu’actuellement tous les voisins sont en train d’en rechercher l’origine.
N’appelez pas la police. Pitié.

Et - rajoutons encore de quoi lapider cette personne afin que plus jamais elle ne ridiculise ainsi sa propre espèce - surtout, ma compassion pour la raison réelle de ce hurlement.

Oui, l’attaque de requin avec ses jets se sang ultra poussés a jouée. Mais pas que. C’est surtout le jet d’EAU, qu’elle-même a produit par un spasme de mâchoire contractée de terreur, qui a surgi à l’exact même moment qui a "accentué sa détresse vocale".

Morale ? Doit y en avoir une oui. On est capables de se laisser fasciner par ce qui nous terrorise le plus. Mais pourquoi ?  ?  ?

Enfin, je dis "on". Mais. Utopique supposition.

    Mon isolement social est le meilleur cadeau que je fais à l’humanité !

P.S : Je ne suis pas accro aux Sims. Du tout. Bonne nouvelle que j’avais absolument envie de consigner.

]]>
2016-08-03T12:19:52+02:00
http://alohasomnium.journalintime.com/Stupide-vision Stupide vision Il faut que je vienne écrire. Je ne sais pas pourquoi. Il va se passer un truc. Peut-être pas dans l'immédiat (de toute façon, là tout de suite, avec mes hoquets d'excitation et mes mains qui tremblent sous une espèce de folie d'enthousiasme, je ne suis réceptive à RIEN). Mais d'ici la fin du mois ? Mais je l'ai déjà dit, ça, il me semble ? C'est un sentiment qui m'a déjà pris, certaines années en arrière ? Voire TOUTES chaque année, non ?! J'ai lu une poignée d'articles qui m'ont bouleversée. Ils ne m'ont rien appris de nouveau, pourtant ! Mais j'ai ressenti une Il faut que je vienne écrire.

Je ne sais pas pourquoi. Il va se passer un truc.

Peut-être pas dans l’immédiat (de toute façon, là tout de suite, avec mes hoquets d’excitation et mes mains qui tremblent sous une espèce de folie d’enthousiasme, je ne suis réceptive à RIEN). Mais d’ici la fin du mois ?

Mais je l’ai déjà dit, ça, il me semble ? C’est un sentiment qui m’a déjà pris, certaines années en arrière ?

Voire TOUTES chaque année, non ? !

J’ai lu une poignée d’articles qui m’ont bouleversée. Ils ne m’ont rien appris de nouveau, pourtant !

Mais j’ai ressenti une impulsion. Non, plus que ça. Mais je ne trouve pas le mot. Ce n’était pas une voix qui me donnait un ordre (heureusement...) mais un sentiment. Je ne peux pas mieux le dire. Tu vas sur ton ordi. TOUT DE SUITE. Tu vas sur JI. Non, même pas le journal papier ! Et tu vas écouter TELLE musique. C’est important.

Mais, de quoi ? ?

Sérieux, les gars, je fais quoi ; là ?? ! J’attends bêtement que l’inspiration me frappe ! Tiens, si je place mes yeux comme ça, que je plisse le nez et que j’ouvre la bouche en rond… Bah on dirait que j’ai été trépanée.

Ça n’a bien évidemment jamais marché de cette façon. La vie. Par l’inspiration qui te frappe quand tu demandes, je veux dire. Et ça ne marchera pas aujourd’hui non plus, je le sais ! Je me prends en main depuis des mois pour cela !

Et alors là pour le coup ce n’est pas une de ces fois où je dis que je ne crois pas en quelque chose mais espère en fait provoquer la-dite chose en titillant l’esprit de contradiction du destin (je JURE… je jure que je faisais vraiment ça… même plus tôt dans ce journal... mais pas aujourd’hui).

Aujourd’hui, j’ai juste cette punaise de combinaison Coca/Mentos qui fait des turbulences dans mon sang. Ça pique et ça grattouille.
Mais ça n’a AUCUN SENS.
Et je n’en veux pas !
J’ai vraiment un super bon pressentiment pour ce moi d’août. Depuis trois jours. Mais là, cette réaction là… Ça me met le doute.

Ce n’est peut-être qu’un cycle hormonal. Ne gâchez pas tout, les hormones, s’il vous plaît…

Ah bah pour le coup, là, ça y est ; j’ai rajouté quelques chansons et c’est parti. L’urgence qui m’a précipitée sur mon clavier est partie. Ou largement atténue plutôt.

Qu’est-ce qu’il s’est passé entre temps ? Pffft ! Rien ! Je n’ai rien écrit qui changera la face du monde !
Mais, voilà, Môsieur Le Cerveau a décidé qu’il allait me montrer sa suprématie. C’est moi qui ai le plus gros levier de contrôle sur toi que touaaaaaa nanana.
C’est une preuve flagrante de manque d’auto-discipline, ça, non ? Flagrante, et flashante ! Et l’article - devine quoi - bah c’est de ça dont il parlait. À un moment en tout cas. Il parlait de beaucoup d’autres choses. Y’en avait plusieurs (on dirait que je parle d’un cambriolage vécu en live...).

Sauf que moi dans mon programme pour garder le contrôle de ma vie et bien répartir mon temps t’es gentil cerveau mais j’ai pas attendu que tu te réveilles, j’avais prévu de LIRE. Pas d’écrire ma vie. Encore, écrire des fictions, pour me dérouiller, oui. Au moins c’est utile. Et ça entre dans mes priorités de vacances.

Mais nooon. Cerveau veut pas.

Voilà donc pour le coup… Je ne vois pas d’intérêt à publier ce texte. Mais je suis terrifiée à l’idée que les hormones (= la mafia du corps) reprennent le dessus. Et me fassent faire quelque chose de pire.

Je pense vraiment qu’il va se passer un truc ce mois-ci.
Ce coup-de-tête qui me pousse à l’écrire sur un journal intime PUBLIQUE (je ne m’en remettrai jamais, bécasse obsessive que je suis haha !) discrédite en plus carrément cette intuition.Mais elle est quand même là. Je doute et je tremble mais je la garde.

Stupide ou visionnaire. Peut-être ne le saurons-nous jamais. J’ai cependant ma petite idée. Et elle commence par un "S".

Que Jesaispasqui me pardonne. Je vais jouer aux Sims. Avec mon livre serré contre moi en guise de doudou. J’ai besoin de garder le contact avec lui. Même si je ne lis pas (ou juste pendant les temps morts). Je suis cinglée. Oui. J’ai peut-être attrapé une addiction aux jeux vidéos parce que j’ai SIMPLEMENT abusé des Sims ces derniers jours (ça me vidait tellement bien la tête, après toute cette pression post-étude #retourdanslafamille...). Une addiction aux Sims donc. Ça fait vachement sérieux et crédible en plus. Mon cerveau qui me manipule pour y rejouer.

Mais tu te rends compte de ce que t’es en train de faire gros ? ! C’est pas cool !

Et puis franchement c’est abusé. Je déteste ce genre d’écrit. Mais je suis obligée de les publier !  !  ! (Et je mets plein de ponctuation qu’en général je regrette plus tard).

Ou alors je suis bipolaire ? ET ON SE TROMPE SUR MON DIAGNOSTIC DEPUIS CINQ ANS BONJOUUUUUUUUUR LE NOUVEAU TRAITEMENT.

Non. Mais non. Je vais bien. J’ai toujours été un peu… extrême dans ma joie. Tu vas te calmer. En plus, ça n’a jamais été de la joie. Juste une envie pressante d’écrire sur JI avec une improbable playlist en particulier. Et c’est tout. Rien d’agréable. Rien de joyeux.

Et là c’est complètement parti. Une demi-heure. Une demi-heure surréaliste et GASPILLÉE. Gneuh.

J’ai honte de publier. Mais je vais le faire. Au moins, je vois l’effet bénéfique à court-terme : massacrer ma quête insensée du perfectionnisme. On choisit l’image que l’on donne sur Internet, et… eh beh là non.

Lâche prise. PRRRHHHHHFFFFFRRRRRTTTTTFFFFFF. C’est le bruit d’une ballon de baudruche qui se dégonfle.

J’essaie quand même de rentabiliser : s’il n’y a pas de mode d’emploi de la vie, c’est peut-être parce que le but de chacun est de s’écrire le sien ?

On aurait pu s’en passer, vraiment...

]]>
2016-08-02T15:52:00+02:00
http://alohasomnium.journalintime.com/L-effet-que-attends-j-ai-pas-fini-mon-ecrit L'effet que... attends j'ai pas fini mon écrit ! Oh, et avant que j'oublie ! J'ai aussi trouvé ce lien qui explique très bien ce qui m'est arrivé ces dernières années. Entre six et treize ans. Bref. Je l'ai envoyé à ma mère. Je n'arrive pas à verbaliser la chose. On s'est mieux comprises je crois. Il provient d'un blog, oui, donc automatiquement on pourrait s'interroger sur sa fiabilité, mais la psychiatre m'a bel et bien parlé de ce phénomène. C'est quelque chose de concret. Je ne connais pas ce blog, mais cet article en tout cas est fiable. Étonnamment, c'est quelque chose de très peu connu. Je n'en avais en tout cas Oh, et avant que j’oublie !

J’ai aussi trouvé ce lien qui explique très bien ce qui m’est arrivé ces dernières années. Entre six et treize ans. Bref.

Je l’ai envoyé à ma mère. Je n’arrive pas à verbaliser la chose. On s’est mieux comprises je crois.

Il provient d’un blog, oui, donc automatiquement on pourrait s’interroger sur sa fiabilité, mais la psychiatre m’a bel et bien parlé de ce phénomène. C’est quelque chose de concret. Je ne connais pas ce blog, mais cet article en tout cas est fiable.

Étonnamment, c’est quelque chose de très peu connu. Je n’en avais en tout cas jamais entendu parler ; et ça m’aurait évité bien des délires idiots sur une potentielle atteinte mentale plus grave.

Je me rends compte à quel point je suis futile. Je réfléchis sans arrêt mais sans produire de pensées pertinentes. C’est ainsi. Je note tout pour que ça soit clair, que je n’idéalise pas mon passé quand je serai Future-Moi (de dans longtemps).

Mais je suis de mon côté maintenant. Je me respecte, même dans mes mots (suis encore un peu dure c’est vrai mais on va travailler là-dessus).

]]>
2016-07-31T20:13:33+02:00
http://alohasomnium.journalintime.com/L-effet-que-ca-fait-de-vieillir L'effet que ça fait de vieillir J'ai trouvé par entrecroisement de lectures cet article. Je ne sais pas comment le dire bien, alors je m'en tiendrai au minimum ; avec maladresse. Mais je le dirai. J'ai soudainement une extraordinaire bouffée d'amour pour les gens. Pas "les gens" en général, ce terme qui me hérisse - et j'ai désormais compris pourquoi. "Les gens", dont on parle comme un tas d'humains et d'humanité. Un groupe représentatif. Mais c'est tout le contraire. Tous les phénomènes de foule, toutes les philosophies ne peuvent conduire qu'à une vision désastreuse de... eh bien, nous-mêmes. J'ai donc J’ai trouvé par entrecroisement de lectures cet article.

Je ne sais pas comment le dire bien, alors je m’en tiendrai au minimum ; avec maladresse. Mais je le dirai.

J’ai soudainement une extraordinaire bouffée d’amour pour les gens.
Pas "les gens" en général, ce terme qui me hérisse - et j’ai désormais compris pourquoi. "Les gens", dont on parle comme un tas d’humains et d’humanité. Un groupe représentatif. Mais c’est tout le contraire.

Tous les phénomènes de foule, toutes les philosophies ne peuvent conduire qu’à une vision désastreuse de… eh bien, nous-mêmes.

J’ai donc de l’amour pour tous parce que ce n’est pas facile d’être humain. D’avoir une conscience. De voir ce qui ne peut être dit ; mais en même temps de ne pouvoir agir que sur une seule chose en ce monde : soi-même. Et culpabiliser de l’égoïsme. Car il y a le bien. Il y a le mal. Et cela nous ronge.

Tout le temps.

Et à juste raison. Nous ne naissons pas avec les yeux configurés pour distinguer clairement ce qui nous entoure. Et les vérités aussi changent perpétuellement.

Va être un être humain bien parfait bien comme il faut avec ça !

Non ; pas possible.

Cet article dit donc qu’en vieillissant on a tendance à se focaliser plus sur le positif.
Contrairement à ce qu’on pourrait penser.
Je résume brièvement : les personnes âgées (on l’oublie souvent : qui ont l’expérience pour eux ; techniquement on devrait se battre pour obtenir leurs conseils et les suivre) parviennent avec le temps, par choix, à laisser de côté les souvenirs et évènements négatifs. Sans les nier. Mais à se focaliser sur ce qui est beau et bon dans leur vie.

Évidemment, pas tout le monde. L’histoire individuelle (et la culture d’ailleurs, c’est dit comme ça dans l’article) joue en grande partie. Mais c’est une tendance psychologique ; tout comme le changement de mentalité pendant la croissance, c’est normal, naturel.

Enfin "naturel" ce n’est pas le bon terme parce que ce n’est pas partout pareil. Mais je trouve ça beau. Et encourageant. J’espère que je ne perdrai jamais la foi en l’humain. J’ai peur de ne pas être assez forte. Pas la peine de rappeler le genre d’horreurs qui constituent les infos ces dernières années…

Je ne suis probablement qu’une idiote de 25 ans (depuis 12 jours ; et c’est bien ce que je pensais -> le meilleur anniversaire de ma vie a été celui où je ne l’ai pas fêté du tout !) qui essaie de scribouiller en vain. Mais j’espère vraiment que je n’oublierai jamais ça.

Aimer les gens.

Je fais des rêves étranges en ce moment. La transition a un lien, si si, mais c’est assez triste. Je rêve de symbolisations de l’amour. Pas celui pour le monde, cette fois, celui pour lequel je chouinais régulièrement dont j’ai souvent parlé (avec… passion, dans le sens mouvement affectif violent) dans ce journal.
Je suis dans le monde. Parmi les gens bien vrais, ceux que je côtoie, ceux que je ne connais pas, et beaucoup s’aiment et sont très heureux (voilà le lien avec ci-dessus).
Donc je symbolise cet amour. Et je lui dis au revoir. Plus les jours passent, et plus je suis sereine avec cette notion. Même si je trouvais quelqu’un de fantastique, avec qui je me sente connectée, je n’arrive pas à envisager la réciproque. Dans ces rêves je me mets à trembler et à le repousser. Je lui dis que je l’aime et que je n’ai aucun doute là-dessus, mais que nous sommes des milliards d’êtres sur Terre : comment peut-il être CERTAIN à 100% que c’est bien avec moi qu’il veut faire sa vie ?

Il n’a pas rencontré toutes les femmes au monde. Il y en aura toujours des plus fantastiques encore ; et je suis même prête à faire une liste de celles que je connais si ça peut lui faire gagner du temps.

Je commence à être en paix avec cette idée. Elle fait mal. Mais elle était en fait là depuis longtemps. Je n’osais pas la laisser sortir, je croyais encore pouvoir plier le destin à ma volonté et vivre quelque chose d’exceptionnel par le destin qui me dirait que je suis exceptionnelle.

Mais non.

Ça ne marche pas comme ça.

On ne fait pas de schémas et de diagrammes en folie avec la personne qu’on aime. On ne commence pas par mettre les choses au clair dès le début, en lui donnant une liste de nos défauts et pourquoi à long-terme ils peuvent devenir lourds au quotidien.
Ça ne se fait pas. Et c’est là où je pense manquer de force : je sais que je devrai le faire, mais si l’occasion se présente…

Ce sera comme prendre un ticket pour des montages russes brisées.

Je ne saurai jamais. Il ne saura jamais. Et ce petit détail, commun pourtant à tous et toutes, peut suffire à me rendre folle. Très facilement. Je le sais.

Il commence à se dissoudre dans mes rêves (ou cauchemars ; ils sont pas très agréables quand même) de toute façon. Bien sûr ça fait mal d’y penser, mais je me raccroche à ce que j’apprends actuellement de la vie. La vie, ce n’est pas trouver un prince charmant et vivre heureux jusqu’à la fin des temps. Il y a plein d’hommes merveilleux, ce n’est pas ça que je veux dire. C’est juste que la vie ne promet pas ça. Ce n’est pas un jeu avec des règles. Il n’y a rien de la sorte.

Donc faut savoir exister par soi-même. Sans s’oublier dans les yeux d’un autre (dans le sens se laisser se dissoudre).

Et puis de toute façon, c’est ainsi. C’est peut-être une leçon de vie pour rappeler - jour après jour, jusqu’à la fin - à l’adolescente que j’ai été que j’aurais, avec mes idées ultra romantiques et niaises, de l’époque finit par être dépendante. Pas une punition parce que qui va me le reprocher ? Mais c’est.

Ah. Je suis incapable de faire un écrit court. J’avoue que cette fois, j’ai tartiné en plus consciemment. Je me dis qu’il y en aura moins qui auront la foi de tout lire, et le manque d’anonymat que je mets en avant dans ce journal ainsi je le récupère un peu en les perdant.

Avec les 25 ans ne viennent pas la sagesse, ça c’est clair.

]]>
2016-07-31T19:58:15+02:00